Raymond CARIOU

RAYMOND CARIOU

cariouraymondRaymond Cariou est décédé le 23 janvier 2001. .

Des liens profonds l’unissaient à son village natal de Lesconil, liens qui transparaissaient dans la passion avec laquelle il fouillait dans le passé pour faire revivre – en particulier dans le «Travailleur Bigouden» et la revue «Cap Caval» – l’histoire de son village…

Sur le plan professionnel, Raymond débute sa carrière dans les P.T.T. en 1938, comme contrôleur, mais il est presque aussitôt mobilisé. Et Raymond, né en 1914, à la veille même du premier grand conflit mondial, va, à son tour, endurer les terribles souffrances de cette guerre 39-45 qui lui vaudra cinq longues années de captivité, durant lesquelles il tentera deux évasions et subira ce régime particulier que les nazis réservaient aux prisonniers de guerre qui essayaient de leur échapper…

Parallèlement à son activité professionnelle, Raymond s’engage aussi tant sur le plan syndical que politique puisque, dès 1938, il adhère presque simultanément, à la C.G.T. d’abord puis au Parti Communiste Français.

Dès son retour à Lesconil, en 1975, au moment de son départ à la retraite, Raymond rejoint le Collectif de rédaction du «Travailleur Bigouden» dans lequel, notamment au travers de sa «carte postale » du «vieux Lesconil», il faisait revivre, dans chaque numéro, un peu du passé de «son village».

Raymond a assumé longtemps la responsabilité des Associations locales d’Anciens  Combattants et Prisonniers de guerre. Il a été aussi Conseiller municipal.

Dans ses écrits ou dans les allocutions qu’il prononçait lors des cérémonies officielles, à l’intention surtout des jeunes générations, Raymond, profondément marqué lui-même par les souffrances de la guerre, s’efforçait de cultiver la mémoire et d’exalter l’exemple de ceux, qui, en 14-18, ou, en 39-45, en particulier dans la Résistance à l’occupant, étaient allés jusqu’au sacrifice de leur vie pour lutter contre les oppressions de toute nature et bâtir enfin un monde d’où la guerre et toutes les violences seraient définitivement bannies, un monde de paix universelle.

In « Le Travailleur bigouden » N° 181 (1er trimestre 2001).
Transmis par Jean Kervision