Joseph QUINIOU

Joseph QUINIOU dit Jos

Né en 1900 à Léchiagat-Tréffiagat (Finistère), décédé le 31 août 1976 ; marin pêcheur ; interné politique ; militant de la CGTU, responsable de la section syndicale CGT des marins pêcheurs du Guilvinec (1935-1976) ; membre du comité de la fédération du PCF du Finistère (1952-1953) ; adjoint au maire communiste (1935-1939).

Marin-pêcheur à Léchiagat, il adhéra à la CGTU, selon Eugène Kerbaul, en 1924. Il devint secrétaire du syndicat CGTU des marins-pêcheurs du Guilvinec en 1935, responsabilité qu’il conserva en 1935 après la réunification. Il cessa de pratiquer la pêche à bord de son bateau « La Paix » pour se consacrer à son activité de syndicaliste au sein de la section syndicale CGT des marins pêcheurs du Guilvinec en juillet 1946. Il fut un militant actif du comité local des Pêches ainsi qu’au comité central des Pêches. Il œuvra pour le maintien de l’école d’apprentissage maritime de Guilvinec. Il intervint lors du meeting du lundi 22 février 1965 à Quimper au cœur de la grève des marins. Il intervint au congrès de l’union départementale le 28 mai 1967 à Concarneau sur le problème des pêches. Militant communiste, Joseph Quiniou, Jean Le Coz et Jean-Désiré Larnicol créèrent la cellule du Parti communiste en 1935. La même année, la liste d’Union populaire sur laquelle il figurait aux élections municipales obtint la majorité des sièges. Jos Quiniou devient le premier adjoint. Il refusa de devenir le premier magistrat de la commune car il souhaitait poursuivre son activité professionnelle en association avec son frère René et son camarade Yvon Goarin. Il fut déchu de son mandat en 1940 par le gouvernement Daladier. Arrêté par la police de Pétain, il fut interné à l’île de Ré puis à Voves. Il siégea au comité de la fédération du PCF du Finistère de février 1952 à mars 1953. Son attachement sans faille à l’école publique qui l’avait formé le conduit naturellement à accepter la fonction de délégué cantonal de l’école. Lors de ses obsèques civiles le 2 septembre 1976, Jean-Désiré Larnicol fit son éloge funèbre. François Lagain, secrétaire général de la Fédération nationale des Inscrits maritimes CGT, fit également une intervention.

SOURCES : Arch. comité national du PCF. —Notre Finistère, supplément de l’Humanité Dimanche. —Bretagne Nouvelle, hebdomadaire des fédérations du PCF de Bretagne (1968-1981). —Eugène Kerbaul, 1270 militants du Finistère (1918-1945), IRM Bretagne, 1985. —François Tanguy, La CGT dans le Finistère (1944-1968), Editions UD CGT Finistère, 1992. — Hommage rendu par Jean-Désiré Larnicol, in Le Travailleur Bigouden, organe de la section communiste, N° 60, octobre 1976 ; document transmis par Jean Kervision.

Alain Prigent

2007-2015 © Copyright Maitron/Editions de l’Atelier – Tous droits réservés || Maitron – 9, rue Malher – 75004 Paris

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s