Michel LE GOFF

MICHEL LE GOFF (1912-1987)

Né en 1912 à l’île d’Oues­sant , décédé le 23 mars 1987, Michel Le Goff est issu d’une famille nombreuse de gens modestes (le père, gardien de sémaphore), Michel passa une bonne partie de son enfance à Lesconil et après des études secondaires, il devint instituteur .
A la déclaration de guerre de septem­bre 1939, il est en poste à l’école publi­que de Léchiagat. Il se trouve « en phase » avec les militants de la cellule locale du Parti Communiste Français qui sont parmi les premiers à subir les atta­ques haineuses de ceux qui allaient mener notre pays vers la capitulation et la collaboration avec Hitler à partir de juin 1940.
Lorsque les services spéciaux de la police française réussissent, avec l’appui des forces d’occupation, à démanteler, à l’automne 1942, l’organi­sation de résistance du Front National (ne pas confondre avec le F.N. de Pen) animée, en particulier, par Jean-Désiré Larnicol, Jean le Coz, Guillaume Bodéré, Michel Bolloré, Michel le Goff adhère alors au Parti Com­muniste. Il prendra la charge de coordina­teur des « groupes des trois », quelque peu désemparés dans le secteur bigou­den après les arrestations et les départs dans la clandestinité.

Il s’emploiera activement auprès des jeunes pour les guider vers les organisa­tions des FTPF (Francs-Tireurs et Parti­sans Français) qui concourront efficacement à la défaite des troupes nazies. Il fera partie de l’Etat-Major F.F.I. en tant que lieutenant affecté au 4e. bureau.

La libération du territoire achevée, il reprendra sa classe. A la rentrée scolaire de 1946, il est nommé, ainsi que sa femme Hélène, à Rosporden. Sa participation à la vie publique est intensifiée par son élection au Conseil municipal de la ville, et sa fonction d’adjoint au maire. Dans le même temps, le combat politique le con­duit à assumer des responsabilités au sein du Comité fédéral du Parti Commu­niste du Finistère.
La retraite venue, la nostalgie du milieu maritime le mène vers le petit havre de la Pointe de Trévignon en Trégunc. Retraite vivante au milieu des associations de défense de l’école, des anciens combat­tants de la Résistance pour lesquels il aura souvent à témoigner en faveur de la reconnaissance de leurs droits.

( in “Le Travailleur Bigouden N° 126 – avril-mai-juin 1987)

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