Pacte germano-soviétique

Le pacte germano-soviétique, signé le 23 août 1939, est un traité de non-agression entre l’URSS et l’Allemagne.

Les raisons pour lesquelles l’URSS va conclure le Pacte sont l’objet de discussions : les historiens favorables au point de vue soviétique soutiennent que ce pacte fut motivé par la faiblesse des Occidentaux face au Troisième Reich (voire leur complicité), par la crainte de l’isolement et par la volonté de Staline de « gagner du temps » avant une attaque prévisible y compris sur son flanc extrême-oriental si l’on en croit le Précis d’Histoire du Parti communiste de l’Union soviétique de Boris Ponomarev  publié à Moscou en 1970.
Les autres avancent que la volonté de Staline était de tirer le meilleur parti de négociations menées sur deux tableaux et de récupérer à bon compte les territoires perdus par les Tsars (Finlande, pays baltes, Pologne orientale, Bessarabie) en profitant de l’inaction des Occidentaux et grâce à une complicité active avec le Reich, dans le but d’offrir par la paix plus d’avantages aux Allemands qu’ils n’en auraient en passant à l’attaque.

Ce traité créa un grand trouble au sein des partis communistes occidentaux, à l’époque inféodés à Moscou.

Il fut l’occasion par les dirigeants occidentaux et leurs médias d’une campagne anticommuniste virulente et violente.
En France les décrets Daladier déclarèrent l’interdiction du parti communiste.

(on peut remarquer curieusement que personne ne réclama l’interdiction des partis ayant signé le Pacte de Munich en 1938… Bien sûr, car c’est eux, socialistes, radicaux, conservateurs, qui étaient au pouvoir…)