Quelques dates

1936

17-18 juillet 1936 – Coup d’État de Franco contre la République Espagnole

Léon Blum se prononce pour une non-intervention en Espagne alors que la République est attaquée par les troupes franquistes.

1937

Les Brigades Internationales vont au secours des républicains espagnols.

1938

28-30 sept 1938 – Accords de Munich –capitulation devant Hitler et Mussolini- PCF seul parti à s’opposer, d’où sanctions.
Hitler, Mussolini, Chamberlain et Daladier signent un accord qui – en son absence – règle le sort de la Tchécoslovaquie, aussitôt dépecée.

1939

27 février 1939 – Le gouvernement Daladier reconnait le gouvernement de Franco.

mars 1939 – Le gouvernement Daladier nomme le maréchal Pétain ambassadeur de France auprès de Franco.

25 mars 1939 – le gouvernement français livre à Franco la flotte républicaine espagnole réfugiée à Bizerte.

12 aout 1939 à Moscou – Refus par les occidentaux d’un accord de défense mutuelle tripartite (France, Grande Bretagne, URSS) proposé par l’Union Soviétique.

23 août 1939 – Pacte de non-agression germano-soviétique – Interdiction du PC par le gouvernement Daladier

3 sept 1939 – Déclaration de la guerre par la Grande Bretagne et la France à l’Allemagne

1940

Samedi 20 janvier : tous les députés communistes sont déchus de leur mandat et condamnés

Mardi 12 mars : signature d’un traité de paix entre la Finlande et l’URSS.

Mercredi 20 mars : le gouvernement Daladier est renversé

Jeudi 21 mars 1940 : Paul Reynaud forme un nouveau gouvernement.

25 mars 1940 – sur ordre du préfet, Alain Signor, responsable local du PCF, est arrêté.

Mardi 9 avril : l’Allemagne envahit le Danemark et la Norvège.

Vendredi 10 mai : début de l’offensive allemande en Belgique.

Dimanche 12 mai : les Allemands franchissent la Meuse.

Lundi 13 mai : le front français est enfoncé à Sedan.

Mardi 28 mai 40 : capitulation de la Belgique.

Vendredi 14 juin : les Allemands rentrent dans Paris.

Dimanche 16 juin : Philippe Pétain devient président du Conseil après la démission de Paul Reynaud.

Lundi 17 juin : Pétain déclare qu’il faut cesser le combat.

17 juin 1940 – Charles Tillon, PCF, lance appel « à la résistance contre le fascisme hitlérien ».

18 juin 1940 – Charles de Gaulle lance son appel.

20 juin 1940 – Arrivée de l’occupant nazi à Quimper et en Pays Bigouden

Samedi 22 juin : signature de l’armistice, la France est divisée en deux zones.

Mardi 25 juin : les affiches annonçant l’armistice sont placardées dans les mairies bigoudènes.

Jeudi 27 juin : date limite de dépôt des appareils de TSF à la mairie.

1940 – à partir de fin juin – Déjà de nombreux résistants : premiers départs vers l’Angleterre et organisation de la Résistance

Lundi 1er juillet : le gouvernement s’installe à Vichy.

3 juillet 1940 – occupation de St Gabriel (Pont L’Abbé) par les Allemands

10 juillet 1940 – Maurice Thorez et Jacques Duclos lancent appel : « c’est dans le peuple que résident les grands espoirs de libération nationale et sociale » à voir l’Humanité de ce jour là.

Mercredi 10 juillet : l’Assemblée nationale vote les pleins pouvoirs au maréchal Pétain. C’est la fin de la République. Pour ce qui concerne les députés locaux, Albert Le Bail refuse les pleins pouvoirs à Pétain, contrairement à Queinnec.

Pierre Laval forme le gouvernement. Le contre-amiral Darlan est nommé ministre de la Marine.

Jeudi 15 août 40 : l’état d’esprit anti Allemand est manifeste parmi la foule qui suit le pardon de la Joie.

Dimanche 22 septembre : Baptiste Dupuis, qui avait rejoint l’Angleterre sur le « Notre Dame de Bon Conseil », trouve la mort à Dakar sur le « Commandant Duboc ». Il sera fait Compagnon de la Libération à titre posthume.

1940 – drame du Vauquois

Oct 1940 – Création par le PCF de groupes OS (Organisation Spéciale)

24 octobre 1940 – Poignée de mains Hitler-Pétain à Montoire-sur-le-Loir

1941

Début 1941 – Jean Le Coz, menuisier, militant communiste, contacte le maximum de bigoudens pour résistance armée.

Dimanche 5 janvier : la pinasse guilviniste « Charley » avec 11 jeunes marins à bord tente de gagner l’Angleterre, mais elle rencontre des patrouilleurs allemands à l’entrée de la Manche et doit faire demi-tour.

Lundi 10 février : François Péron, emprisonné par les Allemands depuis le 20 novembre 1940, se casse la jambe en tentant de s’évader.

Mardi 25 février : François Péron, de St Guénolé, est fusillé à Keriolet, près de Concarneau.

Fin février : 2000 personnes assistent aux obsèques de François Péron.

Samedi 1er mars 1941 – Une mine dérivante pénètre dans le port du Guilvinec et explose en heurtant un rocher. Pas de blessé, mais les toits et fenêtres du voisinage ont souffert.

9 mars 1941 – Alexis Andro, marin-pêcheur de Loctudy, est arrêté par les Allemands pour sabotage de lignes téléphoniques.

Samedi 22 mars : première émission radio clandestine organisée par le réseau Johnny, depuis un appartement situé au-dessus de la poste de Kerfeunteun.

Jeudi 27 mars : un soldat allemand est attaqué à Pouldreuzic

Début avril : Noël l’Helgouarc’h, marin-pêcheur de Loctudy, est arrêté par les Allemands pour sabotage de lignes téléphoniques.

Mercredi 23 avril : un câble téléphonique allemand est sectionné près de l’usine de déchets de poissons Angibaud. En représailles, vingt jeunes de Penmarc’h sont condamnés à garder le lieu du sabotage pendant 15 jours et 15 nuits.

Mercredi 30 avril : dans la nuit de mercredi à jeudi un avion se débarrasse de 8 bombes au-dessus de la palue de la Torche, pensant probablement déjà survoler la mer. Une maison est détruite à Coguel Runaour, tuant un jeune homme de 20 ans et blessant sa sœur de 17 ans

Vendredi 16 mai : une ordonnance allemande réglemente la pêche à 3 milles des côtes et seulement de jour.

Samedi 28 juin : Noël L’Helgouac’h de Loctudy est fusillé par les boches à Saint-Evarzec pour avoir sectionné un câble téléphonique à Langoz.

22 juin 1941 – Invasion de l’URSS par les troupes allemandes.

Mercredi 2 juillet : dans la nuit, Henri Péron, le pharmacien de Penmarc’h, aidé par des amis, embarque sur une plate à Lenn ar Joa. Ils accostent discrètement au chalutier « Vincent Michèle » et Henri Péron monte à bord. Engagé dans la Résistance, il se sait repéré par les Allemands. A 6 heures, le bateau commandé par Jacques Scuiller sort du port et prend la direction des Glénan. Vers 10 heures le « Vincent Michèle » se rend à un premier rendez-vous, il s’approche d’une barque près des Glénan et embarque encore 5 hommes. Puis il part au large pour son second rendez-vous, fixé à 17 heures. Le sous-marin anglais « Sea Lion » fait une brève apparition, mais le transbordement des six hommes s’effectue seulement vers minuit. Le « Vincent Michèle » fait alors route Concarneau, ramenant dans ses cales du matériel pour la Résistance, dont des postes émetteurs

Jeudi 9 octobre 41 : deux marins guilvinistes, Marcel Guénolé et Henri le Goff, qui organisaient des passages vers l’Angleterre pour la Résistance, se font prendre. Ils seront déportés à Buchenwald.

21 et 22 octobre 41 : Exécution des otages de Châteaubriand, Nantes et Bordeaux.

Vendredi 28 novembre : le chalutier « Veach vad » de Saint-Guénolé, patron Sébastien Briec, quitte Concarneau avec quatre résistants dissimulés sous des pains de glace pour échapper aux contrôles de la Gast : Jean Alaterre, Paul Vourch, Jean Lavalou et Roland Hascoët. Le bateau se rend au large des Glénan où les quatre hommes sont transbordés sur le sous-marin anglais « Sea Lion ».

1942

Lundi 23 mars 42 : une directive allemande lance le programme de construction du « Mur de l’Atlantique ». Le Pays bigouden ne sera pas épargné par les casemates et les champs de mines.

Mardi 24 mars : bombardement des installations allemandes du Guilvinec.

Vendredi 17 avril 42 : démission du cabinet Darlan.

Samedi 18 avril 42 : Pierre Laval devient chef du gouvernement de Vichy. Le contre-amiral Auphan est nommé secrétaire d’Etat à la Marine.

Jeudi 23 avril  : Corentin Boënnec, marin de la France libre, embarqué sur le cargo « Fort de Troyon », meurt de maladie à Douala au Cameroun.

Jeudi 30 avril : en soirée les pneus de voitures et de camions allemands sont crevés au poinçon place de la République à Pont-l’Abbé.

2 mai 1942 – sabotage d’un pont de chemin de fer et d’un transformateur à Pen Enez en Tréméoc sur la ligne construite pour l’organisation Todt.

Vendredi 29 mai 42 : le port de l’étoile jaune devient obligatoire en France pour les Juifs de plus de 6 ans.

21 juin : sabotage d’un transformateur électrique à Pen Enez Plonéour.

Juin 42 : un camp de l’organisation Todt est installé à Tréguennec et l’extraction de galets commence, mais l’usine de concassage ne sera bâtie qu’en 1943.

29 juillet 1942 – sabotage d’une ligne téléphonique à Plomeur.

Juillet : de nombreux membres du réseau Johnny, très actif dans la région, sont arrêtés par les Allemands, le réseau est anéanti.

1942 – trafic d’armes à Léchiagat. – traque par la police de Vichy.

Samedi 15 août 42: Jean Baudry et Guillaume Bodéré à bord de « l’Entre-Nous » de Léchiagat récupèrent les containers de Penfret et les débarquent à Léchiagat.

Mercredi 19 aout : rafle des Allemands à Léchiagat. Elle est interrompue par la nouvelle d’une tentative de débarquement des Alliés à Dieppe.

Mi- septembre : sabotage d’une bétonneuse dans une firme travaillant pour les Allemands à Pont-l’Abbé

Dimanche 20 septembre : des résistants tentent d’incendier l’usine Raphalen de Plonéour.

Jeudi 24 septembre : arrestation de Vincent Larnicol de Lesconil, accusé d’être l’un des instigateurs de la récupération des armes anglaises aux Glénan.

Mercredi 30 : Jean-Désiré Larnicol de Léchiagat, l’organisateur de l’opération containers anglais, réussi à échapper à la police.

Marie Jeanne Autret, l’épouse de Guillaume Bodéré, est arrêtée pour recel d’armes.

Arrestation de Jean Baudry, le patron de « l’Entre nous ».

Septembre : début des réquisitions de terrains destinés à être minés à Pors Carn.

Jeudi 1er octobre 42 « L’Audacieux » du Guilvinec gagne l’Angleterre avec tout son équipage.

Mardi 6 octobre : arrestation de Louis Lagadic de Pont-l’Abbé, pour faits de résistance.

Vendredi 9 octobre : arrestation de Laurent Cariou de Pont-l’Abbé, pour faits de résistance.

Samedi 10 octobre : arrestation de Jean Bernard de Pont-l’Abbé, pour faits de résistance.

Mercredi 14 oct : arrestations de Marcel Stéphan de Pont-l’Abbé, chef FTP et de François Merrien, instituteur à Penmarc’h.

Vendredi 16 oct : arrestations de Pierre Tanniou, Pierre Diquélou, Jules Calvez, Jean Le Faou, Louis Bargain et de Michel et René Guennec de Pont-l’Abbé, Corentin Cariou de Loctudy, Arsène Couic de Tréffiagat et de Hervé Lautrédou de Plonéour-Lanvern, pour faits de résistance.

Corentin Cariou (Loctudy 1922 – Camp de Dora 1944) est l’homonyme du Corentin Cariou fusillé en mars 1942

Samedi 17 octobre : arrestation de Raymond Quénet de Pont-l’Abbé, pour faits de résistance.

Mercredi 28 octobre : arrestation de Yves Bernard de Pont-l’Abbé, membre du mouvement de résistance communiste Front national, frère de Jean, le responsable pour le sud Finistère.

Décembre 42 : les marins sont contraints par les Allemands d’assurer une garde de nuit pour empêcher des départs clandestins de bateaux vers l’Angleterre.

1942 : Pierre Le Dréau de Lesconil réussit à transmettre à Londres les plans de défense des côtes de Cornouaille de l’Organisation Todt.

1943

Samedi 30 janvier : création de la Milice par Joseph Darnand. Elle va s’engager dans la lutte contre la Résistance.

Mardi 2 février 1943 : les Soviétiques remportent la bataille de Stalingrad. Défaite de l’armée allemande sur l’Est.

16 février 43 : création du Service du travail obligatoire (STO).

Samedi 6 mars : un bombardier américain est touché, les occupants sautent en parachute tandis que l’avion finit sa course dans la baie, près de la Torche. L’un des aviateurs, le copilote Simmons est abattu par les Allemands, les autres sont faits prisonniers, sauf le commandant de bord, le capitaine John L. Ryan, qui sera caché au Méjou Roz, puis récupéré par les Résistants et le mitrailleur Glenn Blakemore, sauvé par des paysans de Lestiala

19 avril 43: début de l’insurrection du Ghetto de Varsovie.

Mai 1943 : Daniel Trellu organise le premier maquis breton à Saint-Goazec. Plusieurs Bigoudens en font partie.

25 juillet 43 : Italie, le régime fasciste s’effondre. Mussolini est arrêté.

Lundi 26 juillet : la pinasse « Cormoran » était sur ses lieux de pêche au large de Penmarc’h, lorsqu’un avion allemand est tombé à quelques centaines de mètres du chalutier. Le bateau s’est porté aussitôt au secours des trois aviateurs, qui ont été récupérés et ramenés sains et saufs à Saint-Guénolé. Jean Guéguen, le patron se voit proposer une récompense, il demande la libération de trois prisonniers.

8 aout 1943 – obsèques de l’aviateur américain Simmons à St Jean Trolimon. 400 personnes se massent sur le parcours du convoi.

3 septembre 43 : L’Italie et les Alliés signent un armistice.

Samedi 4 septembre : le nationaliste breton Yann Bricler, cousin d’Olier Mordrel, ancien administrateur de la revue fasciste Stur, est abattu dans son bureau à Quimper par trois résistants.

10 septembre 1943 : les Allemands envahissent le nord de l’Italie. Le 12 : Les Allemands libèrent Mussolini.

Octobre 43 :La Corse est libérée après un mois d’insurrection.

Mercredi 17 novembre 43 : l’équipage du « Papillon des vagues » est arrêté à Concarneau en raison de son appartenance au réseau de résistance « Notre-Dame de Castille ». Il est composé en majorité de marins de Saint-Guénolé : Armand le Carval, son frère René Le Carval (patron), Michel Le Gars et Alain Hélias.

Novembre 43 : arrivée du 800e bataillon de Nord Caucasiens en Pays Bigouden, constitué de 964 soldats. Peu disciplinés, souvent violents, ils vont terroriser la population. Les Allemands ne les apprécient guère et redoutent leur brutalité.

12 décembre 43 : accusé de collaboration avec les nazis, l’abbé Perrot est tué par des résistants à Scrignac.

30 décembre : les résistants réussissent une spectaculaire opération au commissariat de Quimper. Ils s’emparent des registres des cartes d’identité, du fichier des étrangers et de sept revolvers.

1944

1er janvier 1944 : création des Forces françaises de l’intérieur. Ces FFI fédèrent plusieurs mouvements armés de la Résistance.

19 janvier 1944 – sabotage de la voie ferrée Tréguennec-Pt L’Abbé-Quimper

Plus de 10 000 mines viennent s’ajouter aux 16 000 déjà placées dans les palues entre Tréguennec et Saint-Guénolé à partir de l’hiver 1943.

Jeudi 3 février : Pierre Brossolette, Emile Bollaërt et 24 autres résistants et aviateurs alliés embarquent à l’Ile-Tudy sur le « Jouet des flots ». Le temps est mauvais et le bateau fait naufrage près de la Pointe du raz. Treize de ces hommes seront capturés par les Allemands, dont Pierre Brossolette.

15 mars 1944 – adoption du programme du CNR, Conseil National de la Résistance.

Mars 44 : tous les hommes valides des communes littorales sont réquisitionnés pour consolider le mur de l’Atlantique. Le Finistère va fournir 11 000 hommes par jour, marins pêcheurs pour la plupart, jusqu’à l’été.

5 avril 1944 – Louis Lagadic, de Pont L’Abbé, et Jean Baudry, de Léchiagat, sont fusillés au Mont-Valérien.

21 avril 1944 – Des résistants font dérailler le train de l’organisation Todt entre Trégennec et Pen Enez.

Avril : le pain qui était rationné à 3 kg par personne et par mois passe à 1 kg par personne et par mois.

Avril 1944 – fusillés de Poulguen (en Penmarc’h)

Juin 44 : Les Alliés entrent dans Rome.

Lundi 5 juin : François Merrien, instituteur à Penmarc’h, FTP, meurt en déportation au camp de Bergen Belsen.

6 juin 1944 – débarquement en Normandie

juin 1944 – rafles au Guilvinec, à Treffiagat, à Lesconil, à l’Ile Tudy

10 juin 1944 : massacre d’Oradour-sur-Glane par les SS.

Dans la nuit du 10 au 11 juin , Louis Larnicol, instituteur FTP arrêté à Brézéhan est assassiné par les Allemands à Saint-Gabriel.

Lundi 12 juin : Louis Méhu, maire de Plomeur est fusillé dans un dortoir de Saint-Gabriel.

Un bataillon de Caucasiens rassemble tous les hommes adultes du Guilvinec et de Léchiagat à Men Meur.
Même chose à Lesconil dans l’usine Maingourd. 55 jeunes seront envoyés en Haute-Silésie, trois seront torturés à Pont-l’Abbé et conduits en camp de concentration d’où ils ne reviendront pas.

15 juin : neuf des hommes pris à Lesconil et Plonivel sont fusillés à la Torche.

Mi juin : la compagnie d’artillerie stationnée à Penmarc’h part sur le front de Normandie. Il ne reste plus qu’une cinquantaine de soldats à Penmarc’h.

Dimanche 18 juin : dans la soirée un soldat allemand est tué à Corroac’h en Combrit lors d’une échauffourée avec un groupe de résistants. Il s’en suit des perquisitions et une rafle à Combrit.

Lundi 19 juin : trois résistants sont surpris par une patrouille à l’Ile-Tudy.

Mardi 20 juin : rafle à l’Ile-Tudy. Douze résistants sont capturés. Avec les trois arrêtés la veille ils sont torturés à Saint-Gabriel avant d’être déportés. Un seul survivra.

15 et 23 juin 1944 – 15 fusillés de Lesconil à La Torche (en Plomeur)

Juillet 1944 : en Pays bigouden, une trentaine de soldats Caucasiens passe dans la Résistance.

Août, entre le 1er et le 4 : neuf mines sont posées sur le phare d’Eckmühl, mais les Allemands n’ont pas le temps de les faire exploser. Ils font seulement sauter un appareil de radio-détection en cours d’installation dans le vieux phare.

Jeudi 3 aout : les Allemands font exploser des munitions entreposées dans la casemate de Kerfriant à Loctudy entraînant de gros dégâts dans les maisons du secteur. D’autres munitions explosent à l’Ile Chevalier et dans les carrières du « Veil vor » du Guilvinec.
Diverses marchandises et une partie des munitions allemandes des casemates et postes de DCA sont rassemblées dans un train en gare de Pont-l’Abbé.
Les Allemands détruisent les lanternes de phare de Loctudy et deux maisons bourrées de munitions.

Début août 1944 – Libération du pays bigouden

Vendredi 4 aout : libération de Penmarc’h. Les troupes allemandes ont reçu l’ordre de rejoindre Brest.
Le camion d’Eugène Jacob est réquisitionné par les Allemands, ainsi que plusieurs charrettes. A Kerscaven, Eugène Jacob simule une panne et s’enfuit. En représailles, les Allemands incendient son camion.
Dans l’après-midi les Allemands mettent le feu au train qu’ils avaient préparé en gare de Pont-l’Abbé et le font ainsi exploser. Plus tard, des habitants de Pont-l’Abbé viendront piller Ce qui reste dans les wagons.

Libération de Pont-l’Abbé dans la nuit du jeudi au vendredi.

Samedi 5 aout : les résistants récupèrent les armes et munitions encore utilisables à la gare de Pont-l’Abbé et poursuivent les soldats allemands camouflés dans la campagne. Destruction par les Allemands des feux de Sainte-Marine et de Bénodet.

A force de les faire sonner pour célébrer la Libération, les cloches de l’église Saint-Nonna finissent par se fêler.

Dimanche 6 aout : défilé des FFI à Pont-l’Abbé.

Mardi 8 aout : la ville de Quimper est libérée par la Résistance après quatre jours de combats.

Vendredi 11 : les Allemands font exploser le bac de Sainte-Marine.

Samedi 12 aout : débuts des combats de la presqu’île de Crozon, menés par les FFI-FTP, dont un groupe du Pays bigouden, avec l’appui de forces américaines.

août 1944 – combats de la baie d’Audierne

Nuit du 11 au 12 aout : bataille navale en baie d’Audierne. Le patrouilleur allemand V 720 s’échoue à la hauteur du concasseur de Tréguennec. Les 75 membres de l’équipage parviennent à débarquer, mais se font prendre par les résistants.

Vendredi 18 : une batterie d’artillerie prend position dans la presqu’île de Crozon, plusieurs marins de Penmarc’h en font partie. Elle dispose essentiellement de canons et de mitrailleuses lourdes pris aux Allemands. Elle rentrera en action le lendemain.

Mercredi 23 : nouveau combat en baie d’Audierne. Deux patrouilleurs allemands doivent s’échouer devant Penhors.

25 aout : libération de Concarneau. Combats de Lesven dans le Cap Sizun.

25 août 1944 – Libération de Paris.

26 août 1944 – François Tanniou est blessé par l’explosion d’une mine mouillée à St Guénolé, et Charles Péres de Penmarc’h est victime d’une mine

Jeudi 31 aout 1944 : installation du Gouvernement provisoire de la République française à Paris.

Jeudi 31 aout 1944 : Les corps des fusillés de Poulguen sont exhumés. Un hommage leur est rendu au cimetière de Penmarc’h.

18 septembre : libération de Brest. Plusieurs FFI sont tués dans le secteur Argol-Crozon, dont Roger Quiniou de Penmarc’h.

Dimanche 24 septembre 1944 – défilé de la Libération à Pont L’Abbé.

8 octobre : à Quélornet en Tréguennec, une mère de quatre enfants est tuée en heurtant une mine dans son champ.

14 octobre : Nonna le Floch, 16 ans, est tué par une mine à Penmarc’h, en cherchant du chiendent.

17 octobre : les obsèques de Louis Méhu, ancien maire de Plomeur, assassiné par les nazis le 12 juin 1944, sont suivies par une foule nombreuse.

17 octobre : Pierre Gloaguen, blessé au combat près de Combrit le 19 juin, meurt des suites de ses blessures.

Dimanche 22 octobre : deux enfants de Combrit sont tués et un autre gravement blessé par l’explosion d’un obus abandonné par les Allemands.

Samedi 25 novembre : Fernand Loussouarn, 17 ans, est tué par l’explosion d’une mine en cherchant du chiendent à Penmarc’h.

12 décembre : Louis le Roy est tué par l’explosion d’une mine mouillée devant l’Ile-Tudy

Samedi 16 décembre : une foule considérable assiste à Saint-Guénolé aux obsèques d’Eugène Gueguen, matelot fourrier de 20 ans, « tombé au champ d’honneur ».

Jeudi 21 décembre : au Treustel à Combrit, un marin guilviniste est tué par une mine en cherchant du chiendent.
A Plovan, un jeune homme de Tréguennec est tué en essayant de neutraliser une mine

Rem : Une partie des événements locaux proviennent du site http://saint-guenole.net