Marcel BILLIEN

MARCEL BILLIEN

Marcel Billien  Marcel, Pierre, Auguste BILLIEN
Spécialité : Pilote de chasse   Dernier grade : Premier maître
né le 25 mai 1912 GUILVINEC (29)
décédé le 19 juin 1940 au cours d’une opération de bombardement de nuit sur les côtes du golfe de Gênes (Italie)
« Mort pour la France » « Héros de l’aéronautique navale française »

Orphelin d’un père disparu en mer avant sa naissance, il embarque à 13 ans, titulaire du certificat d’études, sur une pinasse et pratique la pêche jusqu’à 19 ans obtenant à 17 ans son brevet de mécanicien de pêche et son permis bateau. En hommage à son passé de marin pêcheur, un belvédère au dessus de la criée du GUILVINEC porte aujourd’hui son nom.

C’est lors cette cérémonie du Belvédère de la criée du Guilvinec que la vie de Marcel Billien a été retracée par René-Pierre Chever, secrétaire du Comité local des pêches (extraits)

« Marcel BILLIEN est né au Guilvinec en 1912, déjà orphelin de père perdu en mer un mois avant sa naissance. Jusqu’à 13 ans il est comme tous les gamins fourré sur le port, mais il passe néanmoins son certificat d’étude, ce qui, en 1925, est déjà un diplôme important. Il devient marin pêcheur à 13 ans, de 1925 à 1929, comme mousse sur plusieurs bateaux, de 1929 à 1931 il passe son brevet et devient le mécanicien de L’AMOUREUSE, patron Jean LE REST de GUILVINEC. Assidu de l’Abri du Marin de Guilvinec, lieu de connaissance et d’apprentissage, il est remarqué par Jean RAVENEL directeur des Abris du Marin à la suite de Jacques DE THÉZAC, surtout pour ses facultés étonnantes en calcul et en géométrie. Il s’engage dans la Marine en 1931 et devient rapidement mécanicien aéro. Mais il veut voler. Il fait partie des 10 élus qui recevront en 1934 une bourse de pilotage et le 16 Août 1934 il est breveté pilote de l’aviation maritime. Il poursuit ses études au cours du soir de la Marine au niveau de mathématiques supérieures et le 01 Août 1939 il entre à l’école de chasse de l’armée de l’air d’Étampes, d’où il sort avec son brevet de pilote de chasse de l’aéronautique le 17 Décembre 1939. Après sa permission de Noël, il entre à l’école d’application de la chasse de l’armée de l’air à Montpellier-Fréjorques et il est muté à l’escadrille d’assaut 17 basée à Orly dont il était le patron pilote. Muté dans le nord à la base de Berck car les estimations de l’attaque allemande deviennent de plus en plus prévisibles, contrairement à une idée reçue. Il participe au combat de Hollande particulièrement meurtrier, le 19 Mai il participe à La Tragédie de Berlaimont où, train sorti, les LN 40 plongent sur une immense colonne de chars au mépris d’une flak d’une densité infernale. La route est devenue un cimetière de blindés mais le tribut est lourd, 10 LN sur 20 ne rentreront pas. Avec ORIGNY dès le lendemain, ces deux pages d’histoire sont deux pages de gloire de l’aéronautique française, en particulier contre des blindés. Il poursuit le combat à Cherbourg-Querqueville, puis à Hyères car MUSSOLINI vient de déclarer la guerre à la FRANCE. Les attaques du golfe de Gênes (Italie) se succèdent 7 nuits durant, la veille de l’arrêt des combats prévu par l’armistice le 19 Juin à 03H00, au cours d’un engagement d’une rare violence, il est descendu et disparaît à jamais et il est promu premier maître à titre posthume »


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