Les fusillés de Poulguen

La période Avril-Juin 1944 fut terrible pour notre pays bigouden.
Des résistants furent fusillés par l’occupant allemand sur le site de La Torche, commune de Plomeur, et sur le site de Poulguen, commune de Penmarc’h.
Les uns comme les autres ont été condamnés à mort par le même Tribunal militaire.

 

Les fusillés de Poulguen

Sur la dune de Poulguen, en Penmarc’h, 35 cadavres ont été retrouvés dans une fosse commune.

Ces jeunes gens qui ont donné leur vie pour la libération de la France étaient tous des résistants internés depuis plusieurs mois à la prison Saint Charles de Quimper. Ils étaient de Brest, de Morlaix, de Pleyber-Christ, d’Audierne, de Pont L’Abbé, de Bannalec, de Guerlesquin etc. Ils avaient appartenu aux maquis de Gourin, Spézet, Mahalon. Ils s’étaient engagés dans les Francs-Tireurs et Partisans et appartenaient presque tous au Parti Communiste. Ils avaient été arrêtés par la Gestapo ou les feldgendarmes, à la suite d’actes de guerre mais parfois par des dénonciations.

Appartenant à des bataillons sans uniformes (Stalingrad, Bir Hakeim, Justice, la Tour d’Auvergne, Vengeance), ils avaient déraillé des trains, dont en 1943 un train de munitions à Bannalec. Ils avaient volé des explosifs, détruit du matériel militaire. Ils avaient distribué des tracts, des journaux clandestins. Ils avaient aidé les aviateurs anglo-américains tombés en Bretagne. Ils avaient attaqué un camion allemand avec des prisonniers et même, le 9 avril 1944, ils attaquèrent la prison Saint Charles.

Ils étaient de ceux dont le général Eisenhower, commandant en chef à l’ouest, dira qu’ils ont valu dix divisions dans la libération de la France.

L’attaque du 9 avril a probablement déclenché le jugement rapide mais sommaire des patriotes de St Charles. Le 21 avril le tribunal militaire se réunit au matin et condamna à la peine de mort 33 FTPF pour « actions de francs-tireurs contre l’armée allemande ». Le même jour dans la soirée, le peloton d’exécution composé de militaires de la Kommandantur du Guilvinec, les fusilla sur les dunes de Poulguen près du champ de tir. Deux grandes fosses furent creusées dans le sable. Aucun patriote n’était originaire des communes voisines.

Ils sont allés à la mort en chantant la Marseillaise comme ont pu l’entendre les voisins de la Kommandantur de Men Meur et ceux de la fermette de Poulguen.

Selon un douanier de la GAST, instituteur dans le civil, logeant au Guilvinec chez l’habitant, Manuel Brusq d’Audierne, aurait voulu s’emparer de l’arme de l’officier du peloton. Il fut massacré à coups de crosse.

Parmi les patriotes, un républicain espagnol, Joseph Moreno, qui s’était engagé dans un maquis breton après la guerre civile et l’exode.

Quelques jours après le 21 avril les Allemands amenèrent les corps des frères Volant abattus à Plonivel en tentant de s’enfuir à travers le cours d’eau du Steir de Lesconil. Ils furent inhumés dans une petite fosse de Poulguen, leurs pieds et leurs poignets étaient attachés par du fil barbelé.

Après le départ des Allemands, l’exhumation des corps eut lieu le 31 août 1944. On s’aperçut que certains suppliciés avaient visiblement subi des tortures. Roland Normand, de Plouhinec, avait la bouche cousue par du fil de fer ; « il avait été abominablement torturé pendant son interrogatoire ».

La population du village de Poulguen, sur les hauteurs, avait aperçu les mouvements de troupe. Le peloton d’exécution, depuis la dune, tira quelques coups de feu pour les disperser.

Quatre corps ne furent pas identifiés.

le monument sur la dune de Poulguen

A noter que les deux frères Volant de Lesconil n’ont pas été fusillés à Poulguen, mais abattus lors de l’épisode de la chapelle de Plonivel alors qu’ils tentaient de fuir la chapelle où étaient retranchés. Les Allemands ont ensuite transporté et inhumé leurs corps à Poulguen.

Précision : Joseph Moreno est le pseudonyme pris par le réfugié espagnol Antonio Garcia Martin, né le 13/06/1914 à Casavieja (province de Avila) près de Madrid. Il était le responsable FTP-UNE de Brest Centre. Jugé au tribunal allemand de Quimper (FK 752), le 21 avril 1944, condamné à mort, il a été fusillé le jour même à Penmarc’h, sur les dunes de Poulguen, et son corps enterré dans le sable.
Dans l’article sur l’hommage d’Alain Signor rendu aux fusillés il y a une confusion car Joseph Moreno et Antonio Garcia Martin y sont considérés comme deux personnes différentes avec des dates de naissance qui ne correspondent pas.

Liens vers quelques biographies :

Bévin Yves Bourles Jean-Yves Brusq Emmanuel
Cadic Eugène Cam Maurice Caron William
Coat Paul Cochery René-Marie Creach Albert
Grall Henri Guerin Marcel Kergonna Marcel
Lancien Jean-Louis Le Baut Roger Le Buanec Arthur
Le Gall François-Marie Le Port Charles Le Signor Roger
Lorec Eugène Moreno Joseph Nicolas Pierre
Normant Robert Paugam Roger-Marie Philippe François
Plouzenec Pierre Queinec Arthur Simon Jean
Tanguy Hervé Volant Antoine Volant Marcel
Volant Yves

Un texte du Professeur Vincent ROGARD, Université Paris Descartes :

De nombreux résistants qui pour beaucoup étaient internés à la prison Saint-Charles de Quimper ont été fusillés sur la dune du Poulguen à Penmarch le 21 avril 1944 et début mai 1944. La fosse qui sera ouverte le 31 août 1944 livrera 35 corps qui seront pour certains difficiles voire impossibles à identifier. Deux d’entre eux au moins étaient ceux de résistants n’ayant pas été exécutés à Poulguen.
Les victimes de Poulguen

Yves Bévin, 23 ans de Peumerit, ancien quartier-maître, opticien-télémétriste de la Marine Nationale participe dès octobre 1943 au maquis de Spézet-Saint-Goazec. Le 23 novembre 1943, il se présente à la mairie de Saint-Goazec pour obtenir des papiers car il se sait particulièrement recherché. Le lendemain, comme il fait provision de pain, il est arrêté au Fell en Spézet lors d’une opération de ratissage. Il porte sur lui une carte d’identité établie sous un faux nom et, croit-on savoir, un chargeur.

Jean-Yves Bourlès, 24 ans de Pleyber-Christ.

Emmanuel Brusq, domestique de ferme originaire d’Audierne, âgé de 21 ans.

Eugène Cadic, âgé de 23 ans, Eugène Lorec, 24 ans et Jean-Louis Lancien (peintre en bâtiment) âgé de 23 ans, de Scaër, appartenaient au groupe de résistance qui avait été formé à Bannalec au début de 1943. Probablement à la suite d’une dénonciation, il ont été arrêtés avec cinq autres résistants à Gourin dans la nuit du 8 au 9 janvier 1944 à l’hôtel restaurant Perrot qui avait été cerné de nuit par la Gestapo.

Maurice Cam, employé de bureau né à Pont-de-Buis en 1923 entre au P.C.F clandestin fin 1940. Co-auteur d’un attentat en gare de Châteaulin en 1941 il est versé aux F.T.P au printemps 1942. Il passe au maquis de Spézet-Saint-Goazec et blesse grièvement un policier français collaborateur, le commissaire Marchand de Quimper. Il est fait prisonnier le 24 novembre 1943 au village du Fell en Spézet lors d’une opération de ratissage.

Henri Caron dit « William », né le 18 février 1919 à Sorel-Moussel (Eure et Loire) était devenu le chef du groupe morlaisien de résistance « Justice » formé en juin 1942. Il a participé à de nombreuses opérations contre l’occupant et a été dénoncé par une femme jouant double jeu. Ses amis tenteront sans succès de le faire sortir de la prison Saint-Charles de Quimper.

Paul Coat, mécanicien de Lambézellec, âgé de 21 ans.

René-Marie Cochery, chauffeur, originaire de Chartres, âgé de 30 ans.

Albert Créach né en 1921 à Pleyber-Christ, sympathisant du P.C.F, diffusait la presse et les tracts du parti. Il prit part à des actions contre l’occupant. A l’issue de l’une d’entre elles, il tombera dans un piège tendu par les allemands avec l’aide d’une « collaboratrice ».

Henri Grall, séminariste, né en 1922 à Pleyber-Christ.

Marcel Guérin s’appelait en réalité Jacques Gavois. Il était né en 1922 dans la banlieue parisenne. Probablement à la suite d’une dénonciation, il a été arrêté avec cinq autres résistants à Gourin dans la nuit du 8 au 9 janvier 1944 à l’hôtel restaurant Perrot cerné de nuit par la Gestapo.

Marcel Kergonna, 24 ans, tombé aux mains de l’ennemi en février-mars 1944.

Roger le Baut, ouvrier originaire de Morlaix a été arrêté le dimanche 9 avril 1944 lors de l’attaque d’un véhicule ennemi qui transportait des prisonniers français de Pleyber-Christ à Morlaix.

Arthur Le Buanec, garde de voies, originaire de Guerlesquin, 25 ans.

François-Marie Le Gall de Saint-Grégoire.

Charles Le Port aide-ouvrier natif d’Ergué-Armel, 24 ans, était entré au F.T.P sous l’occupation allemande. Sympathisant du P.C.F., il distribue des tracts et participe à de nombreuses actions. Il a été arrêté au cours d’un engagement en février-mars 1944.

Joseph Moreno, républicain espagnol, est le nom clandestin de Antonio GARCÍA MARTÍN né le 13.06.1914 à CASAVIEJA ( province de ÁVILA).

• Le docteur Pierre Nicolas, oto-rhino-laryngologiste, 65 ans, originaire de Pont-Labbé, exerçait à Concarneau. Il y devint en avril 1943 le responsable cantonal de Libération-Nord et organisa avec fermeté et discrétion le premier mouvement de résistance. Le groupe recueillait des renseignements sur les installations militaires allemandes de Bénodet au Pouldu et recrutait des jeunes volontaires et réfractaires au S.T.O. Le docteur Pierre Nicolas sera arrêté le 22 février 1944. Ramenée à son domicile du Quai Pénéroff à Concarneau après l’ouverture de la fosse, sa dépouille sera veillée par une garde d’honneur. Une plaque commémorative aujourd’hui disparue avait été apposée après guerre sur sa maison. Son souvenir est aujourd’hui rappelé à Concarneau par le nom d’une avenue.

Robert Normant, 25 ans de Plouhinec, pseudonyme « Jean Jacques » a été arrêté près de la gare de Quimper.

Roger-Marie Paugam, électricien originaire de Saint Marc, âgé de 21 ans

François Philippe 24 ans de Landivisiau (ou Pleyber-Christ ?)

Pierre Plouzennec, de Plougastel-Saint Germain, 24 ans, avait fait partie du groupe de douze hommes ayant attaqué le 9 avril 1944 la prison Saint-Charles de Quimper. Il a été arrêté peu après sous un autre motif.

Arthur Queinnec, ferblantier originaire de Penhars, F.T.P du pays bigouden, 25 ans, est tombé aux mains des l’ennemi en février-mars 1944.

Roger Signor, 23 ans, habitait Camaret. Engagé dans la marine nationale, il revient à Camaret après le sabordage de la flotte à Toulon. Il part rejoindre le premier maquis de Bretagne à Spézet. Il a été arrêté le 5 janvier 1944 à Gourin.

Jean Simon d’Audierne, pseudonyme « Paul », 20 ans a été arrêté près de la gare de Quimper.

Hervé Tanguy, né en 1926, stucateur originaire de Brest. F.T.P, il participe à de nombreuses actions contre l’occupant.

Marcel Volant, F.T.P de Quimper, 28 ans.

Les corps de deux résistants de Plonannalec-Lesconil ont aussi été placés dans la fosse :

Antoine Volant, né le 29 mars 1922, a été abattu le 9 juin 1944 au lieu dit « Kervéol », alors qu’il avait tenté de fuir le presbytère de Plonivel lors de son attaque par les Allemands. Son frère Yves blessé à mort mourra lui aussi le même jour lors de son transfert à Pont-Labbé.

Yves Volant, âgé de 30 ans était le frère aîné d’Antoine. Yves a été abattu alors qu’il avait réussi à traverser en courant la ria du Steir en s’échappant de Plonivel. Il est mort après son transfert à Pont-L’Abbé.

Quatre corps retirés de la fosse n’ont pu être identifiés selon l’inscription sur le monument.

 

Quelques fiches issues du dictionnaire  biographique en ligne Le Maitron

William Caron

Henri Caron, dit William, était le chef du Groupe Autonome « Justice », de Morlaix, créé en 1942. Secondé par son ami Robert Pontet, dit Bob et une petite équipe de résistants, ils éditent les journaux clandestins « Le Combattant » puis le « Franc-Tireur ». A partir de la fin 1942, ils passent à l’action : Destruction de matériels allemands, agressions de soldats et vol d’armes… Des liens se créent entre le Groupe « Justice » et des membres de la Police et de la Sûreté de Morlaix. Ceux-ci les préviennent, par exemple, des rafles prévues pour le STO (Service du Travail Obligatoire) et autres services et informations.
En Janvier 1944, après une arrestation de plusieurs membres du Groupe, les services de Police Morlaisiens aidés du procureur iront jusqu’à leur sauver la mise en les faisant libérer.

Les frères Antoine Volant et Yves Volant sont enterrés au cimetière de Lesconil avec leurs camarades fusillés à La Torche

 

Emmanuel BRUSQ

Né le 13 août 1923 à Audierne (Finistère), fusillé le 21 avril 1944 sur les dunes de Poulguen en Penmarc’h (Finistère).

Fils de Joseph Alain, retraité des Postes, et de Jeanne, Madeleine Poyard, son épouse, Emmanuel Brusq, dit Manu, naquit à Audierne (Finistère) le 13 août 1923. Il était le quatrième enfant d’un premier mariage au Sénégal, dont les trois premiers décédèrent en bas âge des suites de maladie. Il avait quatre ou cinq ans quand son père divorça ; il fut alors placé chez une dame, « Tante » Jeanne Bonizec (ex-bonne et amie de la famille), domiciliée à Audierne, où il apprit le breton.
En 1930, son père se remaria, et son épouse éleva Emmanuel comme son propre fils. De cette union, naquit son demi-frère Alain. « Manu » effectua un séjour de trois ans à Porto-Vecchio (Corse) où il apprit la langue corse. Il revint ensuite à Pont-Croix puis à Audierne en 1936. Après ses études à l’école primaire, il fut pensionnaire au cours complémentaire de Plozévet. En 1939, il s’engagea dans la Marine et, d’avril 1940 à octobre 1942, il suivit les cours de formation à l’école des mécaniciens de la Marine nationale située à Saint-Mandrier (Var). Il s’engagea alors pour cinq ans et embarqua sur le torpilleur « Lansquenet » à Toulon en qualité de matelot de 2e classe. Après le sabordage de la Flotte à Toulon en novembre 1942, Emmanuel Brusq revint en permission pour trois mois à Audierne.
Le 1er avril 1943, il obtint le brevet élémentaire de mécanicien et reçut un certificat de bonne conduite avec la mention « exemplaire ». Il se retira définitivement chez lui pour y exercer le métier de marin pêcheur. Ne supportant pas l’occupation allemande, il participa à quelques coups de main avec des jeunes, et, en fin 1943, il partit avec quelques amis audiernais dont Constant Le Floch et Jo Le Gac pour tenter de rallier l’Angleterre en passant par l’Espagne. Il fut arrêté avec Constant Le Floch, dans les Pyrénées. Les Allemands trouvant un « noir » accompagné d’un « blanc », les prirent pour des aviateurs américains et les interrogèrent en anglais. D’abord surpris, ils leur répondirent en breton. Les Allemands, interloqués, ne savaient que penser. Ils furent internés au fort du Hâ à Bordeaux le 29 juin. On plaça un « mouton » dans leur cellule, mais eux continuèrent à communiquer en breton. La supercherie dura quelques jours, mais, sous la torture, une expression française échappa à l’un d’eux, qui les trahit. Le 31 août, ils furent transférés au stalag 22 du camp de Compiègne.
Le 18 septembre ils furent enfermés dans un wagon de marchandise en direction de Dachau. Dans la nuit du 18 au 19, Manu réussit à forcer la porte du wagon, car, de grande taille, il était doté d’une force « herculéenne ». Profitant d’un ralentissement, il sauta du train avec quelques autres, et tous se dispersèrent. Les mitrailleuses crépitèrent ; Constant Le Floch ne le suivit pas, et rentra de Dachau en 1945.
Manu Brusq regagna Audierne en voyageant de nuit, souvent dans des wagons de marchandises, parfois caché par des cheminots. Trop facilement reconnaissable « au pays », du fait de la couleur de sa peau, il fut mis en contact avec Yves Le Meur, responsable des FTPF, par le cultivateur d’Audierne chez qui il s’était réfugié. Sa mise en sécurité jointe aux difficultés dues à l’afflux de réfractaires au STO fut à l’origine de la création par les FTP du maquis de la forêt de Cascader, près de Scaer. Malheureusement ce maquis fut dispersé par les Allemands le 23 octobre 1943.
Emmanuel Brusq rentra alors à Audierne où il dût vivre caché, parfois chez ses parents, parfois dans les fermes du pays, dont celle de M. Rogel dans le hameau de Kerhuon. Il fut repris le 19 février 1944, lors d’une opération des FTP, et incarcéré à la prison Saint-Charles à Quimper.
Dans la nuit du 20 au 21 avril 1944, il fut transporté avec une trentaine de ses camarades, dont Charles Le Port, pour être fusillé dans les dunes de Penmarc’h. Une dame, habitant dans une maison isolée proche de là, regarda à travers ses volets. Elle racontera plus tard : « j’ai vu un grand noir sauter du camion, accrocher l’officier du peloton par le coup, lui arracher sa baïonnette et le tuer ». Manu fut gravement brutalisé avant d’être fusillé.
La fosse fut ouverte le 31 août 1944 et livra trente-cinq cadavres.
Mort pour la France à l’âge de vingt ans, Emmanuel Brusq était sergent-chef des Forces françaises de l’intérieur (FFI).
La voie qui longe la plage d’Audierne porte son nom.

SOURCES : DAVCC, Caen (Notes Thomas Pouty). – Site Les Amis de la Résistance du Finistère. – État civil. Pointe de Cornouaille, 1940-1944, chronique d’une région maritime bretonne durant la Seconde Guerre mondiale, de Jean-Jacques Doaré et Alain Le Berre, mars 2006, ISBN : 2-9624073-0-4. – An disonj ne ket bezo ho eil sebeil, L’oubli ne sera pas leur second linceul, de Mme Yvonne Bouer-Trividic. – Témoignage d’Alain Brusq, son demi-frère. – Rapport d’activité d’Yves Le Meur. – Le site Aux marins, mémorial national des marins morts pour la France.

Cette biographie est issue du Maitron

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