Jean FAOU

A l’instar de Louis Bargain, de Jules Le Calvez et d’autres camarades, Jean Faou a été l’un des premiers déportés de Pont-l’Abbé. Ex-présidente de l’UBC (union bretonne des combattants), sa femme, Blanche Faou, se souvient : « Victime d’une rafle à son domicile, il a été arrêté par les gendarmes de Pont-l’Abbé le 16 octobre 1942. Il avait 24 ans ». Membre des jeunesses communistes, Jean Faou a été condamné par le tribunal spécial de Rennes à un an et un jour de détention pour actes de sabotage. « Il avait fait sauter, entre autre, le pont Pen-Enez, il distribuait aussi des tracts… » Après avoir effectué toute sa détention dans plusieurs prisons de France le jeune homme fut déporté au camp de Buchenwald. « Il est rentré avec d’autres camarades le 14 mai 1945, explique Blanche Faou, et nous nous sommes mariés tout de suite après la guerre, en août 1945… Il a eu du courage ! » De ses souvenirs des camps, Jean n’aimait pas parler. « Il restait stoïque, fier des actes de résistance qu’il avait faits et, malgré tout, prêt à recommencer s’il l’avait fallu » assure Blanche Faou. « Mais même mon fils (qui avait quinze ans à la mort de son père) n’a, à l’époque, pas su grand chose sur sa terrible expérience de détention »

(extrait d’un article du journal Le Télégramme du 28 avril 1997)