Hommage et défilé sur les dunes

La Torche - délégation de Plobannalec
La Torche – délégation de Plobannalec
La Torche - les drapeaux des organisations politiques et résistantes
La Torche – les drapeaux des organisations politiques et résistantes
Plobannalec, la délégation Pont L'Abbiste
Plobannalec, la délégation Pont L’Abbiste
Plobannalec, les porteurs de fleurs
Plobannalec, les porteurs de fleurs
LaTorche_17juin45
La Torche – Hommage après la Libération – 17 juin 1945
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Femmes de fusillés, par Roland Passevant

FEMMES DE FUSILLES (extrait de « Ceux de la Torche et du « Réséda » dans l’ouvrage « Les Communistes au quotidien » de Roland PASSEVANT, Grasset, 1980)

A l’angle de la rue Marcel-Cachin et de la rue Jean-Moulin. Lisette Divanac’h, soixante-neuf ans. nous attend chez elle, en compagnie de Bernadette Cariou, soixante-quatorze ans et d’Aline De Bortoli, soixante et onze ans, trois femmes de fusillés.

Je ne suis pas près d’oublier cette rencontre. le visage de ces femmes bouleversées et revivant les épreuves comme au jour même.

Aline : « Heureusement que vous êtes venus ce matin. Ce soir. j’aurais été énervée toute la journée. Je crois encore que c’était hier. J’ai toujours envie de lutter. »

Son mari. communiste de Brest. a été fusillé à Paris, place Balard. Corentin Divanac’h, trente-neuf ans, et Etienne Cariou, quarante-deux ans, sont tombés côte à côte. le 23 juin à 22 h 20, avec Julien Faou. quarante deux ans. Ils étaient trois copains d’enfance, trois marins. Huit minutes plus tard (j’ai la photocopie de la lettre de la Feldkommandantur adressée au préfet pour signaler les exécutions), au même endroit, tombaient Albert Larzul, vingt-deux ans. Prosper Quemener. vingt ans. Armand Primot. dix huit ans, trois jeunes marins communistes. Lisette me montre la dernière lettre de son mari. Une feuille jaunie, à l’écriture au crayon usée. J’y relève trois phrases :

J’ai travaillé. depuis mon intelligence. pour le peuple. Je crois que j’ai mérité l’estime de tous mes voisins et de même mes ennemis…

… Je meurs fier de moi-même…

… c’est dur de mourir. surtout quand on s’aime…

Et la dernière lettre d’Etienne Cariou à sa femme et à sa fille, dont plusieurs passages ont été censurés. Mais quel froid courage :

Le cahier des comptes pour le bateau est dans le buffet . Tout est en ordre , les sous sont dans une botte en haut sur le buffet

Il y a le baromètre que je n’ai pas marqué, donc, c’est à voir.

Pour la maison, tout est réglé, sauf Corentin M.. à qui l’on doit tout son travail, moins 3O OOOfrancs. dont quittance est en haut

Toi, Mimi, avec qui j’ai eu tant de peines et tant de joies. sois courageuse et aie la certitude que ton père est condamné à mort pour avoir tenté de sauver la vie des autres

… Je vous embrasse une dernière fois. mais pas une larme ne coule de mes yeux… … (censuré) c’est à vous que je pense toujours. Adieu la vie. et vive la France libre !

Dessous sa signature :

Ne faites pas de grimaces à l’église. parce que je suis un honnête travailleur.

Lisette, Bernadette et Aline sont également membres du Parti.

Aline : « La Résistance, nous l’avons commencée en août 1940, sans les mots d’ordre. A Brest, certains disaient: Il faut aller en Angleterre. » Mon mari et moi, communistes, répondions : Vous ne parlez pas l’anglais, vous pouvez sauter sur les mines. Restez ici. Luttons ici, organisons la Résistance. » Nous n’étions pas résignés ». Lisette : « Je me souviens quand Corentin disait: «  La guerre d’Espagne, c’est la guerre mondiale. Munich c’est pas la paix. » Ils avaient raison! »

Bernadette: « Les communistes, ils disent les choses à l’avance. Ils savent » . . Je demande à cette dernière :

« Vous avez pu terminer de construire la maison ?

-Oui Monsieur, j’ai réussi

Je laisse trois femmes aux cheveux gris blanc, alertes, vives, révoltées.

Etrange cimetière où la mort atteint des dimensions extrêmes………

Je comprends pourquoi Raymond Cariou tenait à ce que nous passions au cimetière de Lesconil. Toutes ces tombes, taillées à Pont-l’Abbé dans les pierres marbrées des Côtes-du-Nord ou d’Afrique du Sud, donnent une impression de netteté, de richesse imprévisibles en pareil lieu. Ce n’est pas le cimetière traditionnel. On s’y croirait dans une vaste crypte des Invalides, à ciel ouvert. Si les gens d’ici aiment leur maison, ils veillent également au dernier logis. On a le culte des morts. Ce luxe des tombes atténue en même temps l’image de cimetière, dédramatise. Raymond, à voix sourde :

« Tous les jours, des gens viennent voir leurs morts. On s’assoit sur les tombes, pour leur parler. »

Les « péris en mer » sont nombreux et les victimes de juin 1944 toutes là. Sur la plupart des plaques, croisés, drapeau tricolore et drapeau rouge. Sur d’autres, en même temps, le drapeau rouge et une croix.

Raymond évoque ces morts avec sa connaissance des gens du pays.

« André Bargain, patron du Lilas Blanc, péri en mer en 1953, était à l’époque secrétaire de la section communiste.

« Pierre Daniel, communiste, fusillé le 15 juin 44, partage la tombe de son père tué au front, le 1er juillet 1918-.

« Ce monument a été élevé à la mémoire d’Alain Le Lay, brûlé à Auschwitz. »

Inscrit sur un livre de pierre: « Les communistes à leur cher. . . »

« Cette tombe est celle d’une vieille adhérente du Parti, Marie-Pochic, très active dans la grève de 1926. » L’épitaphe est en breton: « Zo kousked aman poania neus greet pad he buez peoh dezi breman. »

Raymond traduit: « Marie Pochic dort ici. Elle a lutté toute sa vie. Qu’on lui donne la paix maintenant. »

Ils ont souvent beaucoup lutté et parfois très jeunes, sont tombés dans la tempête, ou sur la Lande, dans les dunes de la Torche, à la tombée de la nuit, quand leurs chalutiers les attendaient en vain depuis des jours, dans le port de Lesconil. Étrange cimetière, où la mort atteint des dimensions extrêmes, au point d’y recréer, dans l’insolite, une certaine vie…


Visite aux BODÉRÉ (extrait de « LA TORCHE ET LE RÉSEDA »
de Roland PASSEVANT)

La rencontre avec les veuves de fusillés a fait évoquer le nom de Bodéré, un des fers de lance de la résistance à l’occupant. Il habite un hameau voisin. Tentons de l’y rencontrer. La chance nous sourit.

Guillaume et sa femme, la Marie-Jeanne, se préparaient à sortir. Raymond (1) m’avait prévenu : « Il a participé à des actions très dangereuses, risqué cent fois la mort. Pierre Brossolette, le dirigeant socialiste, est passé par le pays bigouden, de main en main, par les communistes, pour gagner l’Angleterre. Guillaume était dans le circuit. »

C’est un grand et solide marin, aujourd’hui retraité, portant bleu et casquette. Chez lui pas de signes extérieurs de ses activités de Résistance ou de militant communiste. Un petit tableau dans l’entrée: « L’asile le plus sûr, c’est le cœur d’une mère. »

Nous arrivons a 1’improviste et remuons de lointains souvenirs.

« Si on réfléchit bien, à l’époque, il n’y avait que les communistes, les gars du Parti.

« On était un triangle, avec Jean-Désiré Larnicol,  plus jeune maire de France en 1936, de Tréffiagat, à vingt-six ans, et Michel Le Goff, instituteur de Tréffiagat.

« Fin 1940, début 1941, on allait distribuer des tracts avec Jean Le Coz, prisonnier évadé. C’est lui qui m’a amené dans la Résistance, lui communiste, moi sympathisant.

– Quand es-tu devenu communiste ?

Je ne sais plus très bien, en février 1942 je crois. Je lui donnais un peu de crabes, en revenant de la mer, à Jean Le Coz, l’évadé, qui ne pouvait courir le risque d’embarquer. Un jour, je lui dis: «  Dommage que le Parti est dissous, sinon j’aurais adhéré. »

« Il me répond: .. Oh! tu sais, on existe toujours, on travaille dans la clandestinité. On ne fait pas que distribuer des tracts. et si tu veux. je prends ton adhésion. »

« J’ai dit :.. D’accord! ,.

« C’était après l’exécution de Péri et de Sampaix. Avec Jean Le Coz, on se connaissait depuis tout gosse. »

Nous sommes à la table de cuisine. Guillaume verse du cidre. La Marie-Jeanne reste debout près du fourneau mais attentive à notre discussion, Il est curieusement parti pour l’Angleterre, Guillaume. le 18 juin 1940. «C’était 24 heures avant l’arrivée des Allemands à Brest. Le Théodore Tissier, navire océanographique, nous a amenés à Southampton. Le jour de l’appel de De Gaulle !

« Nous ne l’avions pas entendu et même en Angleterre on ne nous en n’a pas parlé. Par contre, on m’a offert la nationalité anglaise. J’ai haussé les épaules et l’officier anglais a reconnu que ce n’était pas une solution.

« Fin août 1940, sur l’Aveyron, un cargo, je repars en France, à Toulon. Je vois le premier boche en gare de Mâcon et je remonte en Bretagne, pour résister.

– Quelles formes prenait la Résistance, ici ?

En dehors du travail de propagande, de diffusion de tracts, de journaux, le plus important était la récupération des armes venues d’Angleterre. Il fallait les passer à travers le filet des contrôles côtiers, vers la terre.

« Au large de Belle-lle-en-Mer, un chalutier venu d’Angleterre transférait les armes à bord de l’Audacieux, chalutier de chez nous, qui déposait les conteneurs aux Glénan, dans la ceinture de rochers.

« J’allais les chercher dans les rochers, avec Jean Baudry, qui a été fusillé au mont Valérien, début avril 1944. Nous ramions toute la nuit, car il fallait ne pas se faire repérer par les Allemands qui étaient aux Glénan. Deux à trois kilomètres à la godille

« Nous récupérions la dynamite, des crayons incendiaires, ensuite des conteneurs d’armes, et nous rentrions au port avec le chargement. Mais tous les bateaux passaient au contrôle. Nous avons connu là moult péripéties avec les Allemands, pour les Ausweiss.

« Ensuite, avec une charrette de paysan, sur le coup de midi, nous amenions les armes à la maison. »

Guillaume revit cet instant, en s’exclamant.

« La charrette semblait porter quelques casiers de pêche, légers, et le cheval soufflait.

« Je n’avais pas vu tout à fait tous les aspects du danger en faisant chez moi un dépôt d’armes. La dynamite dégage une odeur. A la maison, ça puait la dynamite

« Les Allemands sont venus la chercher, sur la dénonciation d’un résistant torturé.

« Un copain pêcheur, rencontré par hasard, alors que je rentrais, m’annonce que les Allemands encerclent ma maison.

« J’ai fait demi-tour, vécu deux mois dans les bois, puis un paysan m’a hébergé. Plus tard j’ai trouvé une planque, une maisonnette près de La Torche, et j’ai repris contact avec le Parti. »

Sa femme, elle, n’a pu échapper à l’arrestation et à l’emprisonnement. Elle a séjourné du 30 septembre 1942 au 4 août 1944 à la prison de Quimper. « Vous êtes également au Parti ?

– Non, j’ai suivi mon mari jusqu’à la prison, pas après. »

Nous évoquons d’autres souvenirs et nous nous quittons, sur un échange entre Raymond, Guillaume et Marie-Jeanne, à propos des élections. Car je me trouve à Lesconil, juste entre les deux tours des cantonales.

Folgoas, le candidat socialiste, maire de Plobannalec-Lesconil est arrivé en tête de la gauche. Depuis vingt quatre heures, je sens le déchirement. Et c’est Marie-Jeanne – elle dit « nous » en parlant du PC – qui affirme, sur un ton très dur :

« Voter Folgoas, non ! Après ce qu’ils ont fait. Ils ne valent pas mieux que Giscard. Ça fait mal au cœur ! »

Ça sent toujours la dynamite chez les Bodéré. Raymond sort en regardant la pointe de ses souliers.

 (1) Raymond CARIOU, qui a guidé Roland Passevant tout au long de son enquête dans le Pays Bigouden et notamment, à Lesconil et à Léchiagat.

Yves BIGER

BIGER Yves

BIGER_YvesNé en 1927, fusillé le 15 juin 1944 sur les dunes de La Torche en Plomeur ; FTPF de Lesconil (Finistère). Yves Biger a été fusillé parmi neuf FTPF de Lesconil le 15 juin 1944.

Biger_Yves_3Son nom figure sur la liste des fusillés au cimetière de Lesconil.

SOURCES : GenWeb. — Cimetière de Lesconil. Eugène Kerbaul, 1 270 militants du Finistère (1918-1945), IRM Bretagne, 1985. – Documentation remise par Jean Kervision, responsable du Travailleur Bigouden, publication de la section du PCF du Pays Bigouden ; no 158, 2e trimestre 1995. – Site Internet Résistants et amis de la Résistance, ANACR du Finistère. – Mémorial GenWeb. – État civil.

Note de J. K. Pour connaître les circonstances précises de leur arrestation de leur jugement et de leur exécution, se référer à L’article « SAINT-GABRIEL SOUS L’OCCUPATION » qui figure également dans notre site. , ainsi que le cas échéant, tous ceux concernant Lesconil en juin 1944.

 

Etienne CARIOU

CARIOU Étienne
CARIOU_Etienne

Né le 15 janvier 1902 à Lesconil-en-Plobannalec (Finistère), fusillé le 23 juin 1944 dans les dunes de La Torche en Plomeur (Finistère) ; marin pêcheur ; militant du Parti communiste Français (PCF) ; résistant, membre des FTPF.

Fils de Jean Cariou, marin pêcheur, et d’Henriette (née Le Pape), Étienne Cariou fut marié à Marie, Bernadette (née Le Roux) le 30 juin 1926 et père d’un enfant.
Marin pêcheur à Lesconil en Plobannalec, il adhéra selon Eugène Kerbaul aux structures du Parti communiste du pays bigouden dès les années 1920.
Il rejoignit les FTPF en octobre 1943. Le 6 juin 1944, Étienne Cariou, avec un groupe de FTP de Lesconil, se rendit à Plomeur pour participer à une distribution d’armes. Sur leur chemin, ils rencontrèrent le maire Louis Méhu, en pleine discussion avec deux soldats allemands au sujet d’un collage d’affiches. Les FTP se saisirent des soldats qui furent conduits dans l’ancien presbytère de Plonivel en Plobannalec.
Lors de la contre-attaque menée par l’armée allemande quelques jours plus tard afin de retrouver les soldats, le 12 juin 1944, toute la population fut « raflée » et rassemblée. Julien Faou, pris dans cette opération menée par la Wehrmacht, fut identifié comme FTP.
Incarcéré dans un premier temps à l’usine Maingourd qui servait de casernement, il fut transféré à la prison Saint-Gabriel de Pont-l’Abbé (Finistère). Étienne Cariou fut condamné à mort par le tribunal militaire allemand de Quimper (FK 752 Quimper) le 23 juin 1944 pour « activité de franc-tireur ».
Il a été fusillé le 23 juin 1944 à La Torche en même temps que Prosper Quémeneur, Jean Divanac’h, Albert Larzul, Armand Primot et Julien Faou à 22 h 28.
Son nom figure sur la stèle commémorative de Penmarch, plage de La Torche.

SOURCES : DAVCC, Caen, B VIII 5, liste 1744 (Notes Jean-Pierre Besse et Thomas Pouty). – J.-P. Besse, T. Pouty, Les fusillés. Répression et exécutions pendant l’Occupation (1940-1944), Éd. de l’Atelier, 2005. – Brewalan Biger, Jean-Pierre Sudre, Les fusillés du Finistère. 1940-1944, Mémoire de master, UBO, 2011. – Eugène Kerbaul, 1 270 militants du Finistère (1918-1945), IRM Bretagne, 1985. – Documentation remise par Jean Kervision, responsable du Travailleur Bigouden, publication de la section du PCF du Pays Bigouden ; no 158, 2e trimestre 1995. – Site Internet Résistants et amis de la Résistance, ANACR du Finistère. – Mémorial GenWeb. – État civil.

Alain Prigent, Serge Tilly

Note de J. K. Pour connaître les circonstances précises de leur arrestation de leur jugement et de leur exécution, se référer à L’article « SAINT-GABRIEL SOUS L’OCCUPATION » qui figure également dans notre site. , ainsi que le cas échéant, tous ceux concernant Lesconil en juin 1944.

Jean-Marie CADIOU

CADIOU Jean-Marie

CADIOU_JeanMarie
Cliché Annie Pennetier

Né en 1908, fusillé le 15 juin 1944 sur les dunes de la plage de La Torche en Plomeur, commune de Penmarch ; FTPF de Lesconil (Finistère).

Jean-Marie Cadiou a été fusillé par les Allemands parmi neuf FTPF de Lesconil le 15 juin 1944.
Son nom figure sur la plaque commémorative des fusillés au cimetière de Lesconil.

SOURCES : GenWeb. — Cimetière de Lesconil.

2007-2015 © Copyright Maitron/Editions de l’Atelier – Tous droits réservés || Maitron – 9, rue Malher – 75004 Paris

Note de J. K. Pour connaître les circonstances précises de leur arrestation de leur jugement et de leur exécution, se référer à L’article « SAINT-GABRIEL SOUS L’OCCUPATION » qui figure également dans notre site. , ainsi que le cas échéant, tous ceux concernant Lesconil en juin 1944.

 

Tombe de Jean-Marie Cadiou au cimetière de Lesconil.

 

Pierre DANIEL

DANIEL Pierre

DANIEL_PierreNé en 1907, fusillé par les Allemands le 15 juin 1944 sur les dunes de La Torche en Plomeur,  (Finistère) ; résistant FTPF de Lesconil.

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Pierre Daniel a été fusillé parmi neuf FTPF de Lesconil le 15 juin 1944.

SOURCES : GenWeb. — Cimetière de Lesconil. 2007-2015 © Copyright Maitron/Editions de l’Atelier – Tous droits réservés || Maitron – 9, rue Malher – 75004 Paris

Note de J. K. Pour connaître les circonstances précises de leur arrestation de leur jugement et de leur exécution, se référer à L’article « SAINT-GABRIEL SOUS L’OCCUPATION » qui figure également dans notre site. , ainsi que le cas échéant, tous ceux concernant Lesconil en juin 1944.

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Jean Corentin DIVANAC’H

DIVANAC’H Jean, Corentin, Isidore [dit DIVANACH Corentin]

DIVANACH_Jean
Jean Divanac’h

Né le 17 janvier 1905 à Plobannalec (Finistère), fusillé le 23 juin 1944 dans les dunes de La Torche en Plomeur (Finistère) ; marin pêcheur ; militant communiste ; résistant, membre des FTPF.

Jean Divanac’h était le fils de Corentin Divanac’h, un des fondateurs du Parti communiste dans le pays bigouden, selon Eugène Kerbaul. Marié, père d’un enfant, marin pêcheur à Lesconil en Plobannalec (Finistère), comme son père, il militait au Parti communiste avant guerre.
Il appartenait aux FTPF depuis 1942. Le 6 juin 1944, Corentin Divanac’h, avec un groupe de FTP de Lesconil, se rendit à Plomeur pour participer à une distribution d’armes. Sur leur chemin, ils rencontrèrent le maire Louis Méhu, en pleine discussion avec deux soldats allemands au sujet d’un collage d’affiches. Les FTP se saisirent des soldats qui furent conduits dans l’ancien presbytère de Plonivel en Plobannalec. Lors de la contre-attaque menée par l’armée allemande quelques jours plus tard afin de retrouver les soldats, le 12 juin 1944, toute la population fut « raflée » et rassemblée. Divanac’h, pris dans cette opération menée par la Wehrmacht, fut identifié comme FTP.
Incarcéré dans un premier temps à l’usine Maingourd qui servait de casernement, il fut transféré à la prison Saint-Gabriel de Pont-l’Abbé (Finistère). Il fut condamné à mort par le tribunal militaire allemand de Quimper (FK 752 Quimper) le 23 juin 1944 (22 juin, selon des témoignages recueillis par Jean Kervision) pour « activité de franc-tireur ».
Il a été fusillé le 23 juin 1944 à La Torche en même temps qu’Étienne Cariou, Julien Faou, Albert Larzul, Armand Primot et Prosper Quéméner entre 22 h 20 et 22 h 30.

SOURCES : DAVCC (Notes J.-P. Besse et Thomas Pouty). – J.-P. Besse, T. Pouty, Les fusillés. Répression et exécutions pendant l’Occupation (1940-1944), op. cit. – Brewalan Biger, Jean-Pierre Sudre, Les fusillés du Finistère (1940-1944), mémoire de master, UBO, 2011. – Eugène Kerbaul, 1 270 militants du Finistère (1918-1945), IRM Bretagne, 1985. – Documentation remise par Jean Kervision, responsable du Travailleur Bigouden, publication de la section du PCF du Pays Bigouden  ; no 158, 2e trimestre 1995. – Site Internet : Résistants et amis de la Résistance, ANACR du Finistère.

Alain Prigent, Serge Tilly

2007-2015 © Copyright Maitron/Editions de l’Atelier – Tous droits réservés || Maitron – 9, rue Malher – 75004 Paris

Note de J. K. Pour connaître les circonstances précises de leur arrestation de leur jugement et de leur exécution, se référer à L’article « SAINT-GABRIEL SOUS L’OCCUPATION » qui figure également dans notre site. , ainsi que le cas échéant, tous ceux concernant Lesconil en juin 1944.

Georges DONNART

DONNART Georges (écrit parfois DONNARD)

DONNART_GeorgesNé en 1922, fusillé le 15 juin 1944 sur les dunes de La Torche en Plomeur, (Finistère) , FTPF de Lesconil.

Donnart_Georges_3

Le 6 juin 1944, Georges Donnart, avec un groupe de FTP de Lesconil, se rendit à Plomeur pour participer à une distribution d’armes. Sur leur chemin, ils rencontrèrent le maire Louis Méhu, en pleine discussion avec deux soldats allemands au sujet d’un collage d’affiches. Les FTP se saisirent des soldats qui furent conduits dans l’ancien presbytère de Plonivel en Plobannalec.

À l’aube du vendredi 9 juin, les Allemands opérèrent une rafle dans la ferme de Brézéan (Finistère), lieu de cantonnement d’une partie de la résistance locale. Joseph Trebern, Georges Donnart, Corentin Le Bechennec, Lucien Durand, Émile Stephan, Lucien Dréau et Louis Larnicol furent arrêtés et conduits à la prison de Saint-Gabriel à Pont-l’Abbé (Finistère).
En début d’après-midi, ce même jour, les otages allemands furent libérés, mais les résistants présents sur les lieux furent tous arrêtés : Ange Trebern, Pierre Daniel*, Yves Biger, Jean-Marie Cadiou* et Pierre Queméner.
Incarcéré à la prison Saint-Gabriel avec ses camarades, Georges Donnart fut condamné à mort par le tribunal militaire allemand FK 752 de Quimper le 14 juin 1944 pour « activité de franc-tireur ».
Il a été fusillé le 15 juin 1944 à La Torche.
Son corps repose au cimetière de Lesconil. Il a été reconnu « Mort pour la France ».

SOURCES : DAVCC, Caen, B VIII 5, Liste 1744 (Notes Jean-Pierre Besse et Thomas Pouty). – J.-P. Besse, T. Pouty, Les fusillés (1940-1944), op. cit. – Brewalan Biger, Jean-Pierre Sudre, Les fusillés du Finistère (1940-1944), mémoire de master, UBO, 2011. – Eugène Kerbaul, 1 270 militants du Finistère (1918-1945), IRM Bretagne, 1985. – Documentation remise par Jean Kervision, responsable du Travailleur Bigouden, publication de la section du PCF du Pays Bigouden, no 158, 2e trimestre 1995. – Site Internet Résistants et amis de la Résistance, ANACR du Finistère. – Mémorial GenWeb.

Alain Prigent, Serge Tilly

Note de J. K. Pour connaître les circonstances précises de leur arrestation de leur jugement et de leur exécution, se référer à L’article « SAINT-GABRIEL SOUS L’OCCUPATION » qui figure également dans notre site. , ainsi que le cas échéant, tous ceux concernant Lesconil en juin 1944.

Lucien DURAND

DURAND Lucien

DURAND_LucienDurand_Lucien

Né en 1923 à LESCONIL.

Il adhère à la J.C. en 1941 sous l’occupation allemande. Propagandiste résistant, il diffuse les journaux et tracts de la J.C., du PCF, du F.N., etc.. Versé aux F.T.P., il prend part à de nombreuses actions contre l’occupant. Il tombe aux mains de l’ennemi le 4 juin 1944 au cours d’un accrochage. Les soldats allemands emmenèrent leur prisonnier à « La Torche » en Penmarc’h et, là le fusillent le 15 juin 1944.

Sources : Eugène KERBAUL 1640 Militants du Finistère 1918-1945

Lucien Durand a été fusillé par les Allemands parmi les neuf résistants FTPF de Lesconil le 15 juin 1944.
Reconnu « Mort pour la France », son nom figure sur la stèle commémorative de la plage de La Torche.

SOURCES : GenWeb. — Cimetière de Lesconil. 2007-2015 © Copyright Maitron/Editions de l’Atelier – Tous droits réservés || Maitron – 9, rue Malher – 75004 Paris

Note de J. K. Pour connaître les circonstances précises de leur arrestation de leur jugement et de leur exécution, se référer à L’article « SAINT-GABRIEL SOUS L’OCCUPATION » qui figure également dans notre site. , ainsi que le cas échéant, tous ceux concernant Lesconil en juin 1944.

Une photo remise par un correspondant : les résistants présentent les armes à  leur camarade Lucien, fusillé à La Torche,  lors de la sortie de l’église de Plobannalec….lucien-durand-hommage

Julien FAOU

FAOU Julien, Marie

FAOU_JulienNé le 24 octobre 1902 à Lesconil (Finistère), fusillé le 23 juin 1944 dans les dunes de La Torche en Plomeur (Finistère) ; marin pêcheur ; militant communiste, résistant, membre des FTPF.

Faou_Julien_3Julien Faou était le fils de Germain Faou et de Marie Trebern. Marié avec Anna Le Coz, marin pêcheur à Lesconil en Plobannalec, patron du Saint-Tudy, il militait au sein des structures communistes du pays bigouden depuis les années 1920, selon Eugène Kerbaul. Il participa avec quatre autres bateaux à la périlleuse récupération d’armes immergées aux Glénans au printemps 1942, avec Guillaume Bodéré et Jean Baudry.
Il intégra les FTPF en 1942. Le 6 juin 1944, Julien Faou, avec un groupe de FTP de Lesconil, se rendit à Plomeur pour participer à une distribution d’armes. Sur leur chemin, ils rencontrèrent le maire, Louis Méhu, en pleine discussion avec deux soldats allemands au sujet d’un collage d’affiches. Les FTP se saisirent des soldats qui furent conduits dans l’ancien presbytère de Plonivel en Plobannalec. Lors de la contre-attaque menée par l’armée allemande quelques jours plus tard afin de retrouver les soldats, le 12 juin 1944, toute la population fut « raflée » et rassemblée. Julien Faou, pris dans cette opération menée par la Wehrmacht, fut identifié comme FTP.
Incarcéré dans un premier temps à l’usine Maingourd qui servait de casernement, il fut transféré à la prison Saint-Gabriel de Pont-l’Abbé (Finistère) et fut condamné à mort par le tribunal militaire allemand de Quimper (FK 752) le 23 juin 1944 (22 juin, selon des témoignages recueillis par Jean Kervision) pour « activité de franc-tireur ». Il a été fusillé le 23 juin 1944 à La Torche en même temps qu’Étienne Cariou, Jean Divanac’h, Albert Larzul, Armand Primot et Prosper Quéméner entre 22 h 20 et 22 h 30.

SOURCES : DAVCC, Caen (Notes J.-P. Besse et Thomas Pouty). – J.-P. Besse, T. Pouty, Les fusillés. Répression et exécutions pendant l’Occupation (1940-1944), op. cit. – Brewalan Biger, Jean-Pierre Sudre, Les fusillés du Finistère (1940-1944), mémoire de master, UBO, 2011. – Eugène Kerbaul, 1 270 militants du Finistère (1918-1945), IRM Bretagne, 1985. – Documentation remise par Jean Kervision, responsable du Travailleur bigouden, publication de la section du PCF du Pays Bigouden ; no 158, 2e trimestre 1995. – Sites Internet : Résistants et amis de la Résistance, ANACR du Finistère. – État civil.

Alain Prigent, Serge Tilly

2007-2015 © Copyright Maitron/Editions de l’Atelier – Tous droits réservés || Maitron – 9, rue Malher – 75004 Paris

Note de J. K. Pour connaître les circonstances précises de leur arrestation de leur jugement et de leur exécution, se référer à L’article « SAINT-GABRIEL SOUS L’OCCUPATION » qui figure également dans notre site. , ainsi que le cas échéant, tous ceux concernant Lesconil en juin 1944.

Juste avant leur exécution ils purent adresser une lettre d’adieu à leurs proches.
Voici la lettre d’adieu de Julien FAOU (dont certains passages ont été censurés par les Allemands) :

Albert LARZUL

LARZUL Albert, Jean

LARZUL_Albert_2

LARZUL_Albert

Né le 1er février 1922 à Plobannalec (Finistère), fusillé le 23 juin 1944 dans les dunes de La Torche en Plomeur (Finistère) ; marin pêcheur ; membre des FTPF.

Albert Larzul, marin pêcheur à Lesconil en Plobannalec, était un sympathisant du Parti communiste clandestin, selon Eugène Kerbaul.
Réfractaire au Service du travail obligatoire (STO), il intégra aux FTPF en 1944 le Bataillon « Bigouden ».
Le 6 juin 1944, Albert Larzul se rendit à Plomeur avec un groupe de FTP de Lesconil pour participer à une distribution d’armes. Sur leur chemin, ils rencontrèrent le maire Louis Méhu, en pleine discussion avec deux soldats allemands au sujet d’un collage d’affiches. Les FTP se saisirent des soldats qui furent conduits dans l’ancien presbytère de Plonivel en Plobannalec. Lors de la contre-attaque menée par l’armée allemande quelques jours plus tard afin de retrouver les soldats, le 12 juin 1944, toute la population fut « raflée » et rassemblée. Albert Larzul, pris dans cette opération menée par la Wehrmacht, fut identifié comme FTP.
Incarcéré dans un premier temps à l’usine Maingourd qui servait de casernement, il fut transféré à la prison Saint-Gabriel de Pont-l’Abbé (Finistère) et condamné à mort par le tribunal militaire allemand de Quimper (FK 752 Quimper) le 23 juin 1944 (22 juin selon des témoignages recueillis par Jean Kervision) pour « activité de franc-tireur ». Il a été fusillé le 23 juin 1944 à La Torche en même temps qu’Étienne Cariou, Jean Divanac’h, Julien Faou, Armand Primot et Prosper Quemener à 22 h 28.
Son nom figure sur les stèles commémoratives de La Torche et du cimetière de Lesconil.

SOURCES : DAVCC, Caen, B VIII 5, Liste 1744 (Notes Jean-Pierre Besse et Thomas Pouty). – J.-P. Besse, T. Pouty, Les fusillés (1940-1944), op. cit. – Brewalan Biger, Jean-Pierre Sudre, Les fusillés du Finistère (1940-1944), Mémoire de master, UBO, 2011. – Eugène Kerbaul, 1 270 militants du Finistère (1918-1945), IRM Bretagne, 1985. – Documentation remise par Jean Kervision, responsable du Travailleur Bigouden, publication de la section du PCF du Pays Bigouden ; no 158, 2e trimestre 1995. – Site Internet Résistants et amis de la Résistance, ANACR du Finistère.

Alain Prigent, Serge Tilly, 2007-2015 © Copyright Maitron/Editions de l’Atelier – Tous droits réservés || Maitron – 9, rue Malher – 75004 Paris

Note de J. K. Pour connaître les circonstances précises de leur arrestation de leur jugement et de leur exécution, se référer à L’article « SAINT-GABRIEL SOUS L’OCCUPATION » qui figure également dans notre site. , ainsi que le cas échéant, tous ceux concernant Lesconil en juin 1944.

Corentin LE BECHENNEC

LE BECHENNEC Corentin

LE BECHENNEC_CorentinNé le 4 décembre 1919 à Plobannalec-Lesconil (Finistère), fusillé le 15 juin 1944 sur les dunes de La Torche en Plomeur, commune de Penmarch.

Corentin Le Bechennec a été fusillé par les Allemands parmi neuf résistants FTPF de Lesconil.
Reconnu « mort pour la France », son nom a été gravé sur la stèle commémorative de la plage de La Torche. Son corps repose au cimetière de Lesconil.

SOURCES : GenWeb. — Cimetière de Plobannalec-Lesconil.

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Note de J. K. Pour connaître les circonstances précises de leur arrestation de leur jugement et de leur exécution, se référer à L’article « SAINT-GABRIEL SOUS L’OCCUPATION » qui figure également dans notre site. , ainsi que le cas échéant, tous ceux concernant Lesconil en juin 1944.

Armand PRIMOT

PRIMOT Armand

PRIMOT_Armand
Armand Primot 19 ans fusillé le 23.06.1944

Né le 13 avril 1925 à Plobannalec (Finistère), fusillé le 23 juin 1944 dans les dunes de La Torche en Plomeur (Finistère) ; marin-pêcheur ; résistant, membre des FTPF.

Tombe d’Armand Primot au cimetière de Lesconil. Cliché Annie Pennetier

Célibataire, Armand Primot était le fils d’un marin-pêcheur de Lesconil en Plobannalec.
Il adhéra, selon Eugène Kerbaul, aux structures du Parti communiste clandestin du pays bigouden. Il rejoignit les FTPF en octobre 1943, intégrant les FFI du Finistère au sein du bataillon Bigouden.
Le 6 juin 1944, Armand Primot, avec un groupe de FTPF de Lesconil, se rendit à Plomeur pour participer à une distribution d’armes. Sur leur chemin, ils rencontrèrent le maire, Louis Méhu, en pleine discussion avec deux soldats allemands au sujet d’un collage d’affiches. Les FTPF se saisirent des soldats, qui furent conduits dans l’ancien presbytère de Plonivel en Plobannalec (Finistère). Lors de la contre-attaque menée par l’armée allemande quelques jours plus tard afin de retrouver les soldats, le 12 juin 1944, toute la population fut « raflée » et rassemblée. Armand Primot, pris dans cette opération menée par la Wehrmacht, fut identifié comme FTPF.
Incarcéré dans un premier temps à l’usine Maingourd qui servait de casernement, il fut transféré à la prison Saint-Gabriel de Pont-l’Abbé (Finistère), puis fut condamné à mort par le tribunal militaire allemand FK 752 de Quimper (Finistère) le 23 juin 1944 (22 juin selon des témoignages recueillis par Jean Kervision), pour « activité de franc-tireur ».
Armand Primot a été fusillé le 23 juin 1944 à La Torche, en même temps qu’Étienne Cariou, Jean Divanac’h, Albert Larzul, Julien Faou et Prosper Quéméner entre 22 h 20 et 22 h 30.

SOURCES : DAVCC, Caen, B VIII 5, Liste 1744 (Notes Jean-Pierre Besse et Thomas Pouty). – J.-P. Besse, T. Pouty, Les fusillés (1940-1944), op. cit. – Brewalan Biger, Jean-Pierre Sudre, Les fusillés du Finistère (1940-1944), Mémoire de master, UBO, 2011. – Eugène Kerbaul, 1 270 militants du Finistère (1918-1945), IRM Bretagne, 1985. – Documentation remise par Jean Kervision, responsable du Travailleur Bigouden, publication de la section du PCF de Lesconil, no 158, 2e trimestre 1995. – Site Internet Résistants et amis de la Résistance.

Alain Prigent, Serge Tilly                     2007-2015 © Copyright Maitron/Editions de l’Atelier – Tous droits réservés || Maitron – 9, rue Malher – 75004 Paris

Note de J. K. Pour connaître les circonstances précises de leur arrestation de leur jugement et de leur exécution, se référer à L’article « SAINT-GABRIEL SOUS L’OCCUPATION » qui figure également dans notre site. , ainsi que le cas échéant, tous ceux concernant Lesconil en juin 1944.

Pierre QUÉMÉNER

QUÉMÉNER Pierre, Nicolas

QUEMENER_Pierre
Pierre Quéméner, 20 ans, fusillé le 15.06.1944

Né le 14 avril 1924 à Plobannalec (Finistère), fusillé le 15 juin 1944 dans les dunes de La Torche en Plomeur (Finistère) ; marin-pêcheur ; membre des Jeunesse communistes clandestines ; résistant FTPF.

Tombe de Pierre Quemener au cimetière de Lesconil. Cliché Annie Pennetier

Célibataire, Pierre Quéméner était le fils de Jean-Marie Quéméner, marin-pêcheur de Lesconil en Plobannalec, militant communiste. Marin-pêcheur également, comme son frère Prosper Quéméner, il était membre des Jeunesses communistes clandestines.
Il rejoignit les Francs-tireurs et partisans français (FTPF) en octobre 1943, intégrant les Forces françaises de l’intérieure (FFI) du Finistère au sein du bataillon Bigouden. Le 6 juin 1944, Pierre Quéméner, avec un groupe de FTPF de Lesconil, se rendit à Plomeur pour participer à une distribution d’armes. Sur leur chemin, ils rencontrèrent le maire, Louis Méhu, en pleine discussion avec deux soldats allemands au sujet d’un collage d’affiches. Les FTPF se saisirent des soldats, qui furent conduits dans l’ancien presbytère de Plonivel en Plobannalec (Finistère).
À l’aube du vendredi 9 juin, les Allemands opérèrent une rafle dans la ferme de Brézéan (finistère), lieu de cantonnement d’une partie de la résistance locale. Joseph Trebern, Georges Donnart, Corentin Le Bechennec, Lucien Durand, Émile Stephan, Lucien Dréau et Louis Larnicol furent arrêtés et conduits à la prison de Saint-Gabriel à Pont-l’Abbé (Finistère).
En début d’après-midi, ce même jour, les otages allemands furent libérés, mais les résistants présents sur les lieux furent tous arrêtés : Ange Trebern, Pierre Daniel*, Yves Biger, Jean-Marie Cadiou* et Pierre Queméner.
Incarcéré à la prison Saint-Gabriel avec ses camarades, Pierre Quéméner fut condamné à mort par le tribunal militaire allemand FK 752 de Quimper le 14 juin 1944 pour « activité de franc-tireur ».
Il a été fusillé le 15 juin 1944 à La Torche.
Son corps repose au cimetière de Lesconil. Il a été reconnu « Mort pour la France ».Quemener_Pierre_3

SOURCES : DAVCC, Caen, B VIII 5, Liste 1744 (Notes Jean-Pierre Besse et Thomas Pouty). – J.-P. Besse, T. Pouty, Les fusillés (1940-1944), op. cit. – Brewalan Biger, Jean-Pierre Sudre, Les fusillés du Finistère (1940-1944), mémoire de master, UBO, 2011. – Eugène Kerbaul, 1 270 militants du Finistère (1918-1945), IRM Bretagne, 1985. – Documentation remise par Jean Kervision, responsable du Travailleur Bigouden, publication de la section du PCF du Pays Bigouden, no 158, 2e trimestre 1995. – Site Internet Résistants et amis de la Résistance, ANACR du Finistère. – Mémorial GenWeb.

Alain Prigent, Serge Tilly             2007-2015 © Copyright Maitron/Editions de l’Atelier – Tous droits réservés || Maitron – 9, rue Malher – 75004 Paris

Note de J. K. Pour connaître les circonstances précises de leur arrestation de leur jugement et de leur exécution, se référer à L’article « SAINT-GABRIEL SOUS L’OCCUPATION » qui figure également dans notre site. , ainsi que le cas échéant, tous ceux concernant Lesconil en juin 1944.

Prosper QUÉMÉNER

QUÉMÉNER Prosper, Jean, Marie

QUEMENER_Prosper
Prosper Quemener

Né le 12 août 1923 à Plobannalec (Finistère), fusillé le 23 juin 1944 dans les dunes de La Torche en Plomeur (Finistère) ; marin-pêcheur ; militant communiste ; résistant FTPF.

Célibataire, Prosper Quéméner était le fils d’un marin-pêcheur de Lesconil en Plobannalec.
Il adhéra, selon Eugène Kerbaul, aux structures du Parti communiste clandestin du pays bigouden. Il rejoignit les FTPF au mois d’octobre 1943, intégrant les Forces françaises de l’intérieur (FFI) du Finistère au sein du bataillon Bigouden.
Le 6 juin 1944, Prosper Quéméner, avec un groupe de FTPF de Lesconil, se rendit à Plomeur pour participer à une distribution d’armes. Sur leur chemin, ils rencontrèrent le maire, Louis Méhu, en pleine discussion avec deux soldats allemands au sujet d’un collage d’affiches. Les FTPF se saisirent des soldats, qui furent conduits dans l’ancien presbytère de Plonivel en Plobannalec (Finistère).
Lors de la contre-attaque menée par l’armée allemande quelques jours plus tard afin de retrouver les soldats, le 12 juin 1944, toute la population fut « raflée » et rassemblée. Prosper Quéméner, pris dans cette opération menée par la Wehrmacht, fut identifié comme FTPF.
Incarcéré dans un premier temps à l’usine Maingourd qui servait de casernement, il fut transféré à la prison Saint-Gabriel de Pont-l’Abbé (Finistère).
Prosper Quéméner fut condamné à mort par le tribunal militaire allemand (FK 752) de Quimper le 23 juin 1944 (22 juin selon des témoignages recueillis par Jean Kervision), pour « activité de franc-tireur ».
Il a été fusillé le 23 juin 1944 à La Torche, en même temps qu’Étienne Cariou, Jean Divanac’h, Albert Larzul, Armand Primot et Julien Faou à 22 h 28.
Son nom figure sur la stèle commémorative de Penmarc’h, parmi quinze noms de résistants FTPF de Lesconil.

SOURCES : DAVCC, Caen, B VIII 5, Liste 1744 (Notes Jean-Pierre Besse et Thomas Pouty). – J.-P. Besse, T. Pouty, Les fusillés (1940-1944), op. cit. – Brewalan Biger, Jean-Pierre Sudre, Les fusillés du Finistère (1940-1944), Mémoire de master, UBO, 2011. – Eugène Kerbaul, 1 270 militants du Finistère (1918-1945), IRM Bretagne, 1985. – Documentation remise par Jean Kervision, responsable du Travailleur Bigouden, publication de la section du PCF du Pays bigouden , no 158, 2e trimestre 1995. – Site Internet Résistants et amis de la Résistance, ANACR du Finistère.

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Note de J. K. Pour connaître les circonstances précises de leur arrestation de leur jugement et de leur exécution, se référer à L’article « SAINT-GABRIEL SOUS L’OCCUPATION » qui figure également dans notre site. , ainsi que le cas échéant, tous ceux concernant Lesconil en juin 1944.

Lettres de Prosper Quémener à sa famille juste avant son exécution

Une version téléchargeable (pdf) de cette lettre

Un article du journal Le Télégramme du 14 Juin 2018

Une copie peut-être plus lisible de ses lettres :

et ci-dessous un article de Ouest France

Ange TRÉBERN

TREBERN Ange

TREBERN_Ange

Né en 1925, fusillé le 15 juin 1944 dans les dunes de La Torche en Plomeur, commune de Penmarch ; FTPF de Lesconil (Finistère).

Ange Trebern a été fusillé à 19 ans parmi neuf FTPF de Lesconil le 15 juin 1944.

Son nom figure sur la stèle commémorative de La Torche et au cimetière de Lesconil.

SOURCES : Gen-Web. — Cimetière de Lesconil.

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Joseph TREBERN

TREBERN Joseph

TREBERN_JosephNé en 1923, fusillé le 15 juin 1944 dans les dunes de La Torche en Plomeur, commune de Penmarch ; FTPF de Lesconil (Finistère).
Joseph Trebern a été fusillé parmi neuf FTPF de Lesconil le 15 juin 1944.
Son nom figure sur les stèles commémoratives de La Torche et du cimetière de Lesconil.

 

SOURCES : GenWeb. — Cimetière de Lesconil.      Annie Pennetier

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