Alain LE LAY

LE LAY Alain 

le-lay-alainAlain Le Lay est né le 17 septembre 1909 , à Lesconil (Finistère), dans une famille de marins.
Son grand-père cependant était meunier et c’est au moulin ancestral, qui existe encore, qu’au début du siècle, les plus ardents Républicains du village s’assemblaient pour discuter.

C’est dans cette ambiance favorable aux idées de progrès  et de liberté qu’Alain grandit. Il se distingua de bonne heure par sa vive intelligence et sa fermeté. Élève à l’école normale de Quimper, c’est sans hésitation qu’il accepta de diffuser parmi les élèves-maîtres la politique du Parti Communiste. Il organisa solidement ses camarades à l’Union fédérale des étudiants, dirigea leurs luttes contre les menées réactionnaires  et fut, de ce fait, chassé de l’école, en juin 1929.

Cette première et rude épreuve ne fit que l’endurcir et le convaincre que la voie où il s’était engagé était la seule voie juste.

Il participa dès lors de façon si étroite à la vie du P.C. dans la région qu’il est impossible de parler de l’un sans parler de l’autre. Il organisa solidement la section de Concarneau.

Au bureau régional, sa clairvoyance  politique et ses avis toujours bien réfléchis, étaient très appréciés. C’est lui qui, en 1938, à Pont-L’Abbé, dirigeait 1’organisation de la grande fête annuelle de la Bretagne, placée sous la  présidence de Marcel Cachin, directeur de L’Humanité.

Alain fut mobilisé dès le début de la  « drôle de guerre ». Il partit confiant dans notre succès final, bien que persuadé que la France était victime de traîtres qui ne pensaient qu’à la livrer à Hitler (« plutôt Hitler que le Front Populaire »). Alain fit bravement son devoir sur le front quand les généraux eux refusaient de se battre.

Il fut démobilisé en juillet 1940 et reprit aussitôt contact avec l’organisation illégale du P.C dans le Finistère. La confiance du Comité central l’appela à la direction politique de la région Finistère-Morbihan. Reconnu à Pontivy, par le commissaire de police et signalé par lui aux brigades de gendarmerie du Morbihan, il fut arrêté le 12 novembre 1941, à Landevant, par un gendarme français. Livré à la Gestapo, il fut transféré à Saint-Charles, puis à la prison militaire de Brest d’où il fut dirigé, en mars 1942, vers le camp de Compiègne. Déporté à Auschwitz, trois mois après, il y mourut en octobre de la même année*, après avoir subi d’atroces tortures.

Alain Signor, Député du Finistère

NB. : Cet extrait de presse  ne comporte aucune indication de provenance  (sans doute , le journal «  La Bretagne » ) ni de date. Il m’a été confié par Raymond Cariou.      JK

*le 4 octobre 1942, nous précise Marie-Pierre Firmin

En lien : Une biographie d’Alain Le Lay par
Claudine Cardon-Hamet dans le cadre d’une thèse de doctorat
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plaque au cimetière de Lesconil
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